Archive En mouvement

Conférence-débat: Souveraineté alimentaire en Suisse et Mercosur en Amérique latine – quel lien?

Mardi 11 septembre 2018
A Pôle Sud
J-J Mercier 3, Lausanne

Avec:
Michelle Zufferey, ethnologue et secrétaire permanente à Uniterre.
Claude Girod, agricultrice et membre de la Confédération paysanne (qui fait partie de la coordination paysanne européenne et de Via Campesina)

Partager l’événement Facebook
Télécharger le flyer

 

TEXTE D’APPEL

La notion de souveraineté alimentaire a été initié et présenté par Via Campesina lors du Sommet de l’alimentation organisé par la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) en 1996. Elle représente le droit de chaque population à définir sa propre politique agricole et alimentaire, sans le faire au détriment d’une autre région. Elle est un outil de lutte contre l’exploitation à la fois de l’environnement et des humains. Elle place les êtres humains au cœur des systèmes alimentaires, qu’il s’agisse des producteur.ice.s, des distributeur.rice.s ou des consommateur.rice.s en revendiquant des systèmes alimentaires locaux, sains et durables tout en garantissant des prix, des salaires et des conditions de travail justes.

Dans ce sens, l’initiative sur la souveraineté alimentaire suisse, soumise à votation le 23 septembre 2018, vise une agriculture qui permette aux personnes actives d’en vivre décemment et à la population d’y avoir accès ; elle demande que la Confédération favorise la création d’emplois dans l’agriculture et veille à l’amélioration des conditions de travail de la profession ; elle favorise la relocalisation de la production et les échanges directs dans une optique durable et démocratique ; et finalement, interdise l’utilisation d’OGM et garantisse le droit à l’utilisation, la multiplication l’échange et la commercialisation de semences par les paysan×ne×s.

Suite à l’échec du cycle de Doha lancé par l’OMC (Organisation mondiale du commerce) en 2001, des accords bilatéraux et multilatéraux de libre-échange se multiplient, tel l’accord entre le Mercosur (Marché commun de plusieurs pays de l’Amérique du Sud) et l’UE (Union européenne). Mais les plus importants industriels suisses de l’exportation essayent de damner le pion à leurs concurrents européens. Et c’est ainsi que leur groupe d’intérêts (economiesuisse), et le conseiller fédéral J. Schneider-Ammann poussent à signer un accord bilatéral entre la Suisse et ces mêmes pays qui demandent avant tout un accès plus important pour l’exportation de leur viande de bœuf. L’USP (L’Union Suisse des Paysans) a boycotté le sommet en février en dénonçant le manque de transparence dans les négociations et craignant le démantèlement de l’agriculture suisse. Aucunes mesures de compensation ne sont prévues pour compenser la réduction de la protection douanière qu’impliquent ces accords.

En effet, cet accord de libre-échange ne se situe-t-il pas à l’opposé de la souveraineté alimentaire ? De plus en plus de critiques évoquent divers dangers : Au niveau écologique, l’augmentation de la production de soja pour le bétail européen pourrait s’avérer comme une menace majeure pour l’environnement en Amérique du Sud. Au niveau social, l’intensification de la production et de l‘exportation d’éthanol et de soja vers l’Europe risquent de favoriser l’accaparement de terres par des grands groupes et donc l’expulsion des petits paysans. Au plan économique, la souveraineté de réguler des semences et de privilégier les marchés locaux sont en jeu en raison du pouvoir croissant des multinationales. La tendance n’irait-elle pas vers une re-primarisation de l’économie latine qui se réduirait principalement à l’exportation de matières premières comme lors de l’époque coloniale ? Qu’en est-il du principe de la concurrence ou de la solidarité entre les paysan-ne-s au niveau national et international ?

septembre 02 2018 | Activités and Agriculture and Eco-logique and En mouvement and Votations | aucun commentaire »

Conférence-débat: MAI 68: QUELS IMPACTS EN SUISSE ET EN EUROPE DE L’EST ?

Mercredi 16 mai à 20h15
À la Fraternité (Arlaud 2, Lausanne)

Avec
JACQUELINE HEINEN, professeure émérite de sociologie et ancienne militante de la LMR
ZBIGNIEW MARCIN KOWALEWSKI, rédacteur en chef adjoint de l’édition polonaise du journal du Monde Diplomatique

Partager l’événement Facebook
Télécharger le flyer

TEXTE D’INVITATION

solidaritéS organise une conférence publique avec Jacqueline Heinen, auteure du livre 1968… Des années d’espoirs qui vient de paraître aux éditions Antipodes,  et avec Zbigniew Marcin Kowalewski, rédacteur en chef adjoint de l’édition polonaise du journal Le Monde Diplomatique.

Jacqueline Heinen présentera le contexte et les évènements de Mai 1968 en Suisse, ainsi que leurs impacts sur les mouvements de la gauche radicales.

Zbigniew Marcin Kowalewski parlera des soulèvements et mouvements d’opposition qui se sont développés dans les pays de l’Europe de l’Est, notamment le soulèvement du Printemps de Prague en Tchécoslovaquie. Nous discuterons de l’influence de mai 1968 en Europe de l’Est – alors sous le joug du « stalinisme » – et au sein de la gauche radicale antistalinienne

avril 03 2018 | Activités and En mouvement and international and National | aucun commentaire »

Conférence-débat: MAI 68, QUEL HÉRITAGE AUJOURD’HUI ?

Jeudi 19 avril à 20h15
À Pôle Sud (J-J Mercier 3, Lausanne)

Avec
ALAIN KRIVINE
Ancien militant de la Jeunesse communiste révolutionnaire
Membre actuel de la direction du NPA

Partager l’événement Facebook
Télécharger le flyer
Télécharger l’affiche

TEXTE D’INVITATION

Les années 1968 ont été un tournant dans l’histoire de la gauche radicale à travers le monde. Elles furent marquées par des mobilisations politiques et sociales d’envergure extraordinaire. A l’occasion des 50 ans de Mai 68, solidaritéS invite Alain Krivine, aujourd’hui membre de la direction du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et à l’époque militant de la Jeunesse Communiste Révolutionnaire.

Alain Krivine reviendra sur les mobilisations qui se sont développées en France cette année-là et sur l’importance des liens qui se sont formés entre les mouvements étudiants et ouvriers.

Entrainant des millions de personnes dans les rues, les grèves et les manifestations de masse qui en découlèrent constituent les plus grandes explosions sociales en France dans l’histoire récente. Elles ont entre autres permis d’obtenir en deux mois la hausse du salaire minimum, la hausse générale des salaires et une 4ème semaine de congés payés.

Si la situation politique et sociale est très différente aujourd’hui, nous discuterons des inspirations et des leçons que nous pouvons tirer des mouvements des années 1968, ainsi que des mobilisations de grande ampleur qui peuvent à nouveau voir le jour.

Dans cette perspective, nous aborderons une série de thèmes : Quelles formes donner aux organisations politiques aujourd’hui? Comment permettre la participation et l’auto-organisation des salarié-e-s? Comment articuler un programme politique global pour une transition anticapitaliste, antiraciste, féministe, internationaliste et écosocialiste?

avril 03 2018 | Activités and Economie and Education and En mouvement and international and Non classé | aucun commentaire »

Conférence-débat: GRÈVE DES FEMMES DANS L’ETAT ESPAGNOL EN 2018… 2019, EN SUISSE AUSSI!

Mardi 10 avril à 20h
Au Cazard (Pré-du-marché 15, Lausanne)

AVEC
JULIA CAMARA, porte-parole de la coordination espagnole du 8 mars et membre d’Anticapitalistas
VANESSA MONNEY
, secrétaire syndicale au Syndicat SSP Vaud, membre de solidaritéS et de Feminista

 

Partager l’événement Facebook
Télécharger le flyer

 

TEXTE D’INVITATION

Le 8 mars 2018, 5,3 millions de femmes se sont mises en grève à travers tout l’État Espagnol. Des manifestations massives – un million de personnes rien qu’à Madrid ! – ont été organisées dans 120 localités. La mobilisation dénonçait le sexisme sous toutes ses formes : inégalités salariales, violences, répartition des tâches domestiques…. Loin d’être un fait isolé, cette grève fait suite à de nombreuses mobilisations féministes dans le monde, ces dernières années. En Suisse aussi, les femmes de plus en plus nombreuses à se mobiliser pour leur émancipation et pour leurs droits contre la société patriarcale.

Les politiques d’austérité ont frappé les femmes de plein fouet et renforcé encore la précarité de beaucoup. Le mouvement #metoo a révélé l’ampleur des agressions sexuelles et du harcèlement. Les inégalités salariales restent criantes, en Espagne comme en Suisse. Les droits de femmes sont attaqués de manière frontale, notamment le droit à l’avortement.

Le renouveau des formes de féminisme au niveau international et le renforcement de leurs mobilisations ouvrent des espaces de contestation sur tous les fronts (politiques, économiques, sociaux), ne serait-ce que parce que nombre de femmes subissent toutes les formes d’oppression et d’exploitation à la fois (sexisme, racisme, discrimination de classes…). De nouvelles générations ont développé leurs propres mots d’ordre et investi de nouveaux champs d’action.

Pour discuter de la grève de l’État espagnol et des perspectives, en Europe et en Suisse, solidaritéS organise une série de conférences en Suisse romande avec Julia Cámara, militante d’Anticapitalistas et porte-parole de la coordination espagnole 8 mars à Madrid. A Lausanne, elle sera accompagnée de Vanessa Monney, militante féministe, secrétaire syndicale et membre de solidaritéS.

La conférence aura également lieu à:
– Neuchâtel : Mercredi 11 avril – FLSH, Espace Agassiz – 18h15
– Genève : Jeudi 12 – Café Gavroche (Boulevard James-Fazy 4) – 19h

avril 02 2018 | Activités and En mouvement and Féminin/masculin and Féminisme and LGBT | aucun commentaire »

DANS LA RUE CONTRE MONSANTO

Capture d’écran 2016-05-13 à 14.32.41
« Agriculture durable »
, « travailler avec les agriculteurs », « préserver l’avenir de la planète »… De telles formules défilent en cascade sur le site internet de Monsanto, géant des semences transgéniques et des pesticides toxiques. A l’image du lobby de l’industrie nucléaire, les multinationales actives dans le domaine des organismes génétiquement modifiés (OGM) sont passées maître dans l’art de promouvoir le respect de l’environnement, tout en provoquant certaines des plus violentes perturbations de notre écosystème. Stérilisation des sols, destruction de la biodiversité, infections des denrées alimentaires, voilà le bilan réel de cette société. Déconstruire sa propagande et condamner sa politique est une nécessité absolue. La marche du 21 mai prochain en est une belle occasion.

 1500 personnes pour protester  l’an dernier contre la politique de l’entreprise multinationale de Monsanto, dans les rues de Morges où son siège est installé. Une affluence aussi surprenante que positive, et qu’il s’agit au moins de réitérer cette année. Car depuis, les pratiques du colosse américain de l’OGM ne se sont pas améliorées, loin s’en faut.

En effet, Monsanto ne cesse d’accumuler les procès pour abus de propriété, fraudes scientifiques ou intoxications, en témoignent par exemple les procédures entamées en septembre 2015 contre la multinationale à Los Angeles et à New York par des travailleurs·euses agricoles ayant développé des cancers des os ou des leucémies en raison de leur manipulation du Roundup, l’herbicide le plus largement diffusé par Monsanto (Libération, 2 décembre 2015). lire la suite »

mai 13 2016 | Activités and Eco-logique and Economie and En mouvement and international and Vaud | aucun commentaire »

Ciné-débat sur les luttes des femmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Much-Loved-Affiche-120x160-HD

solidaritéS vous invite à passer une soirée au Cinéma CityClub à Pully sur le thème des femmes en lutte au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avec une conférence de l’activiste franco-libanaise Paola Salwan Daher suivie de la diffusion du film marocain Much Loved de Nabil Ayouch.

Les femmes du Moyen-Orient  et de l’Afrique du Nord vivent non seulement sous des régimes et mouvements oppressifs qui affectent tous les citoyen·ne·s mais doivent aussi faire face à des discriminations et à des stéréotypes sexistes, inhérents au système patriarcal auxquels se couplent diverses formes d’oppression selon la classe sociale, « la race », la religion ou l’orientation sexuelle et l’identité de genre. lire la suite »

mars 08 2016 | En mouvement and Féminin/masculin | aucun commentaire »