Archive Vaud

15 mars: Mobilisation massive de la jeunesse vaudoise pour changer le système, pas le climat !

Communiqué de presse · Vendredi 15 mars 2019

Vendredi 15 mars 2019, dans des centaines de villes de 114 pays répartis sur les cinq continents, des milliers des jeunes ont fait grève et sont descendu·e·s dans la rue. A Lausanne, cette mobilisation mondiale pour le climat a réuni entre 15’000 et 20’000 personnes ! Ces jeunes revendiquent leur droit à un avenir. Si elles et ils se mobilisent maintenant, c’est parce qu’il nous reste une décennie pour éviter le pire de la catastrophe écologique.

Nous, militant·e·s de solidaritéS, soutenons ce mouvement et ses revendications, parmi lesquelles figurent notamment la neutralité carbone en Suisse d’ici 2030, sans faire recours à des technologies de compensation. La Suisse est effectivement au centre du désastre climatique actuel. Elle détient un tiers du marché mondial du pétrole et deux tiers du marché mondial des métaux. De son côté, la place financière suisse est à l’origine de 2 % des émissions à gaz à effet de serre mondiales. Les investissements directs et de portefeuille des entreprises multinationales ayant leur siège en Suisse sont à l’origine d’émissions dix fois plus importantes que celles de toute la population et de l’industrie domestique. Les multinationales en Suisse participent ainsi de manière significative à la destruction d’écosystèmes partout dans le monde et au réchauffement climatique. L’impact environnemental du capitalisme suisse va de pair avec un coût social exorbitant : des courants d’eau potable pollués, des terres rendues infertiles, le développement de maladies…

La catastrophe écologique n’est pas une fatalité. Elle est la conséquence d’un système économique qui place le profit de quelques grandes entreprises polluantes avant nos vies et avant le futur de la planète. C’est pourquoi solidaritéS soutient les Jeunes qui se mettent en grève. C’est aussi pourquoi nous nous engageons dans le combat référendaire contre la Réforme de la fiscalité et du financement de l’AVS (RFFA). Cette réforme prévoit des cadeaux fiscaux extrêmement importants à ces mêmes entreprises qui contribuent massivement à la destruction de l’écosystème. C’est également une réforme qui vide les caisses publiques alors que nous avons besoin d’investir dans la transition énergétique et des transports.

Fin du monde et fin du mois: même problème, mêmes responsables et même combat !

solidaritéS avec les grévistes pour le climat du monde entier ! Changeons le système, pas le climat !

mars 15 2019 | Agriculture and Eco-logique and En mouvement and Images et paroles and international and RIE3 and Vaud | aucun commentaire »

Pour un féminisme de lutte, pour toutes, par toutes et tous !

Communiqué du 8 mars : Journée internationale de lutte pour les droits des femmes
Vendredi 8 mars, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, des milliers de femmes et d’hommes solidaires ont manifesté dans les rues de Suisse et d’ailleurs. À Lausanne, ce ne sont pas moins de 5’000 personnes qui ont exigé une société débarrassée du sexisme et du patriarcat !

À cette occasion, nous avons exigé un espace public libéré des logiques capitalistes et marchandes ainsi que de toute forme d’oppression. Nous avons fait exister les revendications du mouvement pour la grève féministe dans la rue. En effet, ce 8 mars a une importante particulière pour les féministes suisses, puisqu’il marque une étape importante vers la grève du 14 juin 2019.  Il nous donne également l’occasion de réaffirmer notre engagement dans le combat référendaire contre RFFA (Réforme de la Fiscalité et du Financement de l’AVS) , que nous dénonçons comme une politique fiscale injuste et au détriment des classes populaires, dont les femmes sont les premières victimes.

Nous, militantes de solidaritéS et actives dans l’organisation de la grève du 14 juin 2019, applaudissons les grèves féministes de nos camarades de l’Etat espagnol et de Belgique. Enfin, nous souhaitons rappeler que notre féminisme ne saurait être récupéré par des politiques répressives et autoritaires : nous sommes solidaires des travailleuses du sexe, des femmes en situation d’exil, des femmes contraintes à mendier dans l’espace public, des femmes qui font face aux discriminations racistes et islamophobes.

solidaritéS avec toutes les femmes en lutte ! Pour un féminisme des 99% !

mars 08 2019 | Activités and En mouvement and Féminin/masculin and Féminisme and Lausanne and Non classé and Travail and Vaud | aucun commentaire »

DE LA RUE AU GOUVERNEMENT: APPEL A VOTER ENSEMBLE A GAUCHE LE 17 MARS 2019

Nous vous invitons chaleureusement à rejoindre les 170 premiers·ères signataires de l’appel à voter Ensemble à Gauche au Conseil d’État vaudois du 17 mars 2019!

Cet appel est important pour soutenir la campagne. C’est l’occasion pour chacune et chacun de s’engager pour une campagne écologiste, féministe, antiraciste et solidaire. C’est une façon de manifester notre volonté d’agir collectivement pour la justice fiscale et contre toutes les inégalités.

D’avance, merci pour votre soutien. C’est ensemble que nous sommes fort·e·s!

Jean-Michel Dolivo, avocat, député et candidat au Conseil d’État vaudois

VERS LA LISTE DES SIGNATAIRES
SIGNER L’APPEL

TEXTE DE L’APPEL

L’élection complémentaire au gouvernement vaudois du 17 mars 2019 offre la possibilité aux habitant·tes du canton de soutenir une alternative à gauche, une alternative écologiste, féministe, sociale, solidaire et antiraciste. Cette voix est portée par la coalition Ensemble à Gauche (solidaritéS-Vaud, Décroissance-Alternatives et Solidarité&Ecologie) et son candidat, le député et avocat Jean-Michel Dolivo.

Face à l’accroissement des inégalités sociales ainsi que face à l’épuisement de nos ressources et à notre dépendance mortifère aux énergies fossiles et au nucléaire, Ensemble à Gauche et son candidat s’engagent notamment:

En matière d’égalité femmes-hommes et de lutte contre le sexisme et le patriarcat

  • Pour la mise en place d’une loi contraignante afin d’ancrer dans les faits l’égalité salariale femmes-hommes dans les entreprises;
  • Pour un soutien actif à la grève féministe du 14 juin 2019 de façon à ce que toutes les femmes puissent y participer, sans crainte de représailles et sans perte de salaire;
  • Pour une adaptation du nombre des places proposées dans l’accueil parascolaire et préscolaire aux besoins de toutes les familles dans le canton et contre toute baisse des normes dans l’accueil parascolaire.

En matière d’écologie et de lutte contre le dérèglement climatique et ses conséquences désastreuses

  • Pour la gratuité des transports publics régionaux et la promotion de toutes les formes de mobilité douce;
  • Pour opérer une sortie rapide des énergies fossiles en favorisant la production décentralisée et contrôlée démocratiquement d’énergies renouvelables;
  • Pour la promotion d’une agriculture locale respectueuse de l’environnement et des êtres humains;
  • Pour réorienter la recherche l’éducation et la formation vers la transition écologique en créant des filières dans les domaines de l’alimentation, de l’énergie, de l’habitat, des transports, de l’artisanat et du tourisme de proximité;
  • Pour la création de lieux propices aux échanges sociaux qui renforceront les liens entre les citoyen·ne·s.

En matière de politique de migration et de lutte contre le racisme

  • Pour l’égalité des droits politiques, sociaux et économiques pour les personnes immigrées qui vivent et travaillent dans le canton;
  • Pour la régularisation des sans-papiers et l’arrêt immédiat des renvois Dublin forcés de requérant·e·s d’asile;
  • Pour l’arrêt de toute forme de profilage racial et de violence policière envers les populations non blanches.

En matière de justice sociale et de lutte contre les privilèges fiscaux

  • Pour l’introduction d’un salaire minimum cantonal de 4500 francs net par mois, couplé à une plus forte progressivité de l’impôt sur les hauts revenus;
  • Pour la progressivité de l’impôt sur le bénéfice des entreprises, en fonction des profits accumulés, ainsi que la suppression des exonérations fiscales pour les multinationales;
  • Pour la création d’une caisse maladie cantonale unique et l’octroi automatique des subsides aux ayants droit sur la base de la déclaration d’impôt;
  • Pour la mise en place une politique cantonale du logement avec blocage des loyers dans les communes où sévit la pénurie de logements à loyer abordable.

janvier 15 2019 | Elections fédérales and Grand Conseil and Non classé and Vaud and Votations | aucun commentaire »

De la rue au gouvernement, Ensemble à Gauche présente la candidature de Jean-Michel Dolivo au Conseil d’Etat vaudois

L’élection complémentaire au gouvernement vaudois qui fera suite à la démission du conseiller d’Etat Pierre-Yves Maillard offre la possibilité d’un changement de cap dans la politique du gouvernement cantonal. Pour porter la voix de celles et ceux qui luttent pour une alternative écologiste, sociale et solidaire, féministe et contre toutes les formes de discrimination, Ensemble à Gauche (solidarités Vaud, Décroissance-Alternatives et Solidarité&Ecologie) présente la candidature du député d’EàG Jean-Michel Dolivo. Après sept ans de gouvernance libérale, le temps est venu de donner un cran d’arrêt au creusement des inégalités sociales et de mettre fin sans attendre à notre dépendance aux énergies fossiles et au nucléaire.

Le Conseil d’Etat, à majorité dite de gauche, a orchestré avec la RIE3 une politique fiscale ne visant pas à mieux répartir les richesses, mais au contraire à faire des cadeaux fiscaux à une minorité de très grandes entreprises, de gros actionnaires et de milliardaires. Il a poursuivi une politique budgétaire qui a systématiquement sous-doté le service public, notamment dans la formation, la santé et l’accueil de jour des enfants. Le gouvernement a défendu jusqu’au bout, dans les débats parlementaires, un contre-projet timoré à l’initiative pour le remboursement  des soins dentaires, avant de la soutenir du bout des lèvres en votation. Le Conseil d’Etat mène une politique de renvoi des requérants d’asile déboutés, notamment des mineurs et des familles, contraire aux droits fondamentaux.

Refusant la résignation et la politique du prétendu moindre mal – qui mène toujours au pire – EàG, avec la candidature de Jean-Michel Dolivo, propose un programme de rupture, orienté vers l’écologie et la justice sociale. De la rue au gouvernement, il soutiendra les mobilisations et les revendications des mouvements sociaux, les luttes des salarié-e-s du secteur public et du privé, les collectifs de défense des droits des migrant-e-s ou encore les associations de défenses des locataires. Particulièrement en 2019, les revendications des mouvements féministes et LGBTIQ devront être défendues avec force dans le cadre de la grève féministe du 14 juin 2019. Ainsi nous ferons en sorte que toutes les femmes travaillant dans l’administration cantonale puissent faire la grève le 14 juin prochain, sans retenue de salaire.

Pour faire face à l’urgence écologique, nous agirons sans attendre dans les domaines les plus énergivores : le chauffage des bâtiments, la mobilité et l’agriculture. Notamment en bifurquant vers la production d’énergies renouvelables, décentralisées et gérées démocratiquement, en finançant la gratuité des transports publics dans le canton et en soutenant une agriculture paysanne de proximité, respectueuse de l’environnement et des êtres humains.

Pour remettre l’humain avant les profits, nous nous engageons à rétablir la justice fiscale, notamment par une augmentation forte de la progressivité des taux d’imposition. Nous nous engageons également pour une réduction du temps de travail sans perte de salaire.

Pour combattre les inégalités sociales et garantir à chacune et chacun une vie digne, nous nous battrons pour un salaire minimum à Fr. 4’500.- net par mois. Nous nous engageons également à ce que, si nécessaire, des locaux du canton soient mis à disposition de familles et de mineurs que la Confédération veut renvoyer.

Nous mettrons en place une législation contraignante sur l’égalité salariale, une inversion du fardeau de la preuve en matière d’harcèlement sexuel et des dispositions permettant de simplifier les dépôts de plainte dans les cas de violences sexistes ou sexuelles. Nous nous engageons également pour le développement d’un accueil de jour (crèche et garderies) accessibles à toutes et tous.

Enfin, Ensemble à Gauche est opposé à toute forme d’avantages et à toute pratique de cadeaux pour les élu-e-s, tant dans les exécutifs ou les législatifs, ces avantages et cadeaux étant synonymes d’éventuels retours d’ascenseur

 

–> Vous trouverez les textes des intervenant-e-s de la conférence de presse de ce jour sur ces liens:
Intervention de Jean-Michel Dolivo
Intervention d’Yvan Luccarini
Intervention de Franziska Meinherz
Intervention d’Onurhan Küçük

décembre 06 2018 | Elections fédérales and En mouvement and Grand Conseil and Réforme de l’imposition des entreprises and RIE3 and Vaud and Votations | aucun commentaire »

Faites un don à la campagne pour le remboursement des soins dentaires!

La campagne pour l’initiative populaire cantonale pour le remboursement des soins dentaires dans le canton de Vaud, qui sera soumise au vote le 4 mars 2018, est lancée.

A défaut d’arguments, nos adversaires ont des moyens considérables pour combattre cette mesure de solidarité et de santé publique. Le Comité d’initiative a beaucoup de forces vives, mais manque cruellement de ressources financières.

Un don de votre part, même modeste, nous permettra de faire accepter cette mesure devant la population. Vous pouvez faire un don par SMS ou sur le CCP du Comité, tel qu’expliqué ci-dessous.

Nous vous remercions par avance pour votre soutien et votre engagement, et vous souhaitons de très belles fêtes de fin d’année !!!

 

Pour une santé éclatante, faites un don!

→ Par SMS

Au nº 488:
Envoyez «DENT» suivi du montant de votre contribution (1—100 francs)

Par exemple: DENT20

→ Par CCP

14—392681—4
Mention «soins dentaires»

Initiative pour le remboursement des soins dentaires: de quoi s’agit-il ?

Lancée en 2014 par une large coalition de partis politiques (le POP, solidaritéS, le Parti socialiste, les Verts), de syndicats (UNIA, SSP, SUD) et d’associations (l’AVIVO, le Mouvement populaire des familles), cette initiative propose que l’Etat mette en place une assurance publique universelle pour le remboursement des soins dentaires de base, ainsi qu’un réel dispositif de prévention en matière de santé bucco-dentaire pour tous les enfants scolarisés. L’initiative propose également la mise en place d’un réseau de policliniques dentaires régionales. Refusée par une courte majorité du Grand Conseil vaudois, cette proposition est néanmoins soutenue par le Conseil d’Etat.

Une urgence sociale

Cette initiative répond à un besoin urgent pour la population vaudoise. Les coûts engendrés par les soins dentaires sont très importants et ne sont pas pris en charge. C’est donc la logique du chacun pour soi qui s’applique, ce qui n’est pas acceptable dans le domaine de la santé. Par conséquent, de nombreuses personnes renoncent à des soins qui pourraient prévenir des interventions lourdes et des problèmes de santé plus graves. D’autres plongent dans la précarité, s’endettant pour payer la facture du dentiste. Ainsi, cette initiative permettrait à long terme une amélioration de la santé publique et donc une réduction générale des coûts. Le financement de l’assurance serait garanti par un prélèvement paritaire sur le revenu (50% salarié·e, 50% employeur), estimé au total à environ 0.5% du salaire brut. Il reprendrait donc le modèle de financement stable et éprouvé de l’AVS. Ainsi, une personne gagnant 6’000 francs verrait l’entier de ses frais dentaires de base ainsi que ceux de ses enfant et parents à la retraite remboursés pour seulement 30 francs par mois !

Nos adversaires ont de gros moyens, aidez-nous à faire face!

Nous savons que les opposant·es investiront des ressources financières très importantes pour combattre cette initiative. Bien sûr, nous mettrons tout en œuvre pour faire aboutir cette proposition devant la population, malgré ces disparités financières prévisibles. L’argent reste toutefois un enjeu important dans une campagne de votation. Vos dons nous aideront à diffuser un argumentaire détaillé dans toutes les boîtes aux lettres du canton, à rendre visibles nos arguments dans l’espace public, à organiser des rencontres et des débats avec la population, ou encore à mener une campagne dynamique sur les réseaux sociaux…

Alors n’attendez-pas!
Pour des soins dentaires accessibles à toutes et à tous, faites un don!

→ Par SMS

Au nº 488:
Envoyez «DENT» suivi du montant de votre contribution (1—100 francs)

Par exemple: DENT20

→ Par CCP

14—392681—4
Mention «soins dentaires»

décembre 11 2017 | Activités and Grand Conseil and Vaud and Votations | aucun commentaire »

Téléchargez le référendum contre l’interdiction de la mendicité

capture-decran-2016-10-25-a-00-30-50

Téléchargez la feuille de récolte [PDF]

Qui peut signer ?

Les Suisses et Suissesses âgé(e)s de 18 ans révolus, qui ont leur domicile dans le canton de Vaud.

Comment signer ?

Téléchargez et imprimez la feuille et signez-la manuellement. Toutes les personnes inscrites sur une même feuille de signatures doivent impérativement être de la même commune (par exemple : Lausanne).

La récolte de signatures est un droit citoyen. Il est autorisé partout sur la voie publique à toute personne, quels que soient son âge et sa nationalité, à condition de ne pas gêner les autres usagers.

lire la suite »

octobre 28 2016 | Vaud | 2 Commentaires »

Référendum contre l’interdiction de la mendicité

pp_typo

 

Mendier pour survivre n’est pas un délit.
Luttons contre la pauvreté et pas contre les pauvres !

Communiqué de presse (Lausanne, le 10 octobre 2016)

Mardi 27 septembre 2016, le Grand Conseil a approuvé l’interdiction de la mendicité dans le canton de Vaud à une courte majorité. Cette décision choque un nombre important de citoyens et citoyennes. Criminaliser le geste de demander l’aumône est inadmissible dans une société démocratique. Cela porte une atteinte inacceptable à des droits fondamentaux de la personne humaine, à commencer par celui de demander de l’aide quand on n’a plus rien.

L’interdiction de la mendicité nous rappelle les plus sombres pages de régimes autoritaires dans l’histoire.

Les associations et partis politiques soussignés s’adressent aujourd’hui au gouvernement vaudois pour qu’il propose rapidement un projet garantissant le droit fondamental de demander l’aumône. Ils se sont associés pour lancer un référendum contre cette loi d’interdiction afin de susciter un large débat citoyen, relatif notamment au respect de la dignité humaine de chacune et chacun, au refus de toute forme de discrimination, ainsi qu’aux réponses nécessaires au développement des inégalités sociales, de la précarité et de l’extrême pauvreté.

Nous nous engageons dans ce combat référendaires avec des forces et des moyens très limités. Pour que le référendum puisse aboutir, nous comptons sur le fait que nombre de nos concitoyens-ennes partagent notre indignation et sont prêts à le faire signer. Mais surtout, nous appelons tous les partis politiques (socialistes, Verts, Verts’lib et PDC-Vaud libre), qui se sont opposées à l’interdiction lors du vote parlementaire, à s’engager résolument pour la récolte de signatures. Il ne s’agit en effet pas seulement de déclarer son opposition, mais de la manifester par des engagements concrets et significatifs sur ce point. Il en va du respect des droits de chacun et chacune dans cette société. Mendier pour survivre n’est pas un délit !

 

Comité vaudois contre l’interdiction de la mendicité :

 

Yan Desarzens (Directeur général de la Fondation Mère Sofia)

Joao Lemos (Responsable à la communauté Emmaüs)

Anne-Catherine Reymond (Présidente de la communauté Sant’Egidio)

Véra Tchérémissinoff (Présidente d’Opre Rrom)

Hadrien Buclin (Conseiller communal, Lausanne, solidaritéS)

Christiane Jaquet-Berger (Députée, POP)

Ilias Panchard (Co-président des Jeunes Verts)

Romain Pilloud (Porte-parole de la Jeunesse socialiste vaudoise)

Mathilde Maillard (Jeunes libéraux-radicaux vaudois)

 

octobre 10 2016 | Vaud | aucun commentaire »

A l’ouest du Pecos, Noville ?

Kurt-Zwahlen
Le juge Roy Bean est un personnage légendaire de l’histoire américaine, qui prétendit incarner « la loi à l’ouest du Pecos » et devint célèbre pour son interprétation très personnelle de cette loi. L’interdiction d’une manifestation contre les forages sous le Léman par le syndic de Noville propulse ce village du Chablais vaudois bien à l’ouest du Pecos.

 Petit rappel des faits :  une citoyenne de Roche écrit le 4 avril aux autorités de Noville pour obtenir l’autorisation d’organiser une marche « pacifique et joyeuse » jusqu’au site du forage d’exploration de Noville, situé à proximité de la réserve naturelle des Grangettes. Le même jour, la Municipalité de Noville, sous la plume grinçante du syndic Pierre-Alain Karlen (UDC), l’envoie carrément sur les roses, lui conseillant d’aller nettoyer cette réserve des Grangettes. Le motif de ce refus ? Pas très évident, sinon l’arbitraire le plus complet : « nous n’autorisons pas ce genre d’événement sur notre territoire communal ». La voie de recours contre cette décision ? Pas mentionnée ! Les articles du règlement communal la fondant ? Oubliés !

Roy Bean dans ses œuvres

Le syndic Karlen, par ailleurs lieutenant-colonel, qui se gargarise du respect de l’autorité n’en a pas beaucoup pour le droit fondamental de manifester que mentionne la Constitution vaudoise à son article 21 : « Toute personne a le droit d’organiser une réunion ou une manifestation et d’y prendre part ».

Choquée par ce refus, la citoyenne de Roche, Damaris Lütolf Awad, va écrire une deuxième missive, demandant aux autorités de Noville de revoir leur décision et indiquant avoir utilisé la plateforme cantonale Pocoma pour préciser sa requête.

Reprenant sa plume (sergent-­major ?), le syndic de Noville se gausse ouvertement de Mme Awad : « nous ne saurions vous laisser déambuler, même pacifiquement, dans un concentré de gaz d’échappement susceptibles de nuire gravement à votre santé », lui conseillant même d’organiser une excursion dans la Haute-Gruyère « ce qui devrait vous permettre d’oxygéner avantageusement vos poumons et votre cerveau » et concluant brutalement par un « nous ne sommes plus à disposition pour d’autres informations ».

Mis au courant de cette situation, le Collectif citoyen « Halte aux forages » Vaud rédigea, avec Mme Awad, un communiqué dénonçant cet arbitraire. N’entendant pas baisser les bras, il annonçait qu’« en temps voulu et dans le respect de la légalité, le collectif, avec d’autres forces, appellera de nouveau à manifester à Noville ». Cela se fera le 3 septembre : réservez cette date, pour une large mobilisation contre les forages, la fracturation hydraulique et pour le droit de manifester !

Daniel Süri

mai 13 2016 | Eco-logique and Vaud | aucun commentaire »

DANS LA RUE CONTRE MONSANTO

Capture d’écran 2016-05-13 à 14.32.41
« Agriculture durable »
, « travailler avec les agriculteurs », « préserver l’avenir de la planète »… De telles formules défilent en cascade sur le site internet de Monsanto, géant des semences transgéniques et des pesticides toxiques. A l’image du lobby de l’industrie nucléaire, les multinationales actives dans le domaine des organismes génétiquement modifiés (OGM) sont passées maître dans l’art de promouvoir le respect de l’environnement, tout en provoquant certaines des plus violentes perturbations de notre écosystème. Stérilisation des sols, destruction de la biodiversité, infections des denrées alimentaires, voilà le bilan réel de cette société. Déconstruire sa propagande et condamner sa politique est une nécessité absolue. La marche du 21 mai prochain en est une belle occasion.

 1500 personnes pour protester  l’an dernier contre la politique de l’entreprise multinationale de Monsanto, dans les rues de Morges où son siège est installé. Une affluence aussi surprenante que positive, et qu’il s’agit au moins de réitérer cette année. Car depuis, les pratiques du colosse américain de l’OGM ne se sont pas améliorées, loin s’en faut.

En effet, Monsanto ne cesse d’accumuler les procès pour abus de propriété, fraudes scientifiques ou intoxications, en témoignent par exemple les procédures entamées en septembre 2015 contre la multinationale à Los Angeles et à New York par des travailleurs·euses agricoles ayant développé des cancers des os ou des leucémies en raison de leur manipulation du Roundup, l’herbicide le plus largement diffusé par Monsanto (Libération, 2 décembre 2015). lire la suite »

mai 13 2016 | Activités and Eco-logique and Economie and En mouvement and international and Vaud | aucun commentaire »

Vevey  – Elections municipales

12377844_1244237408937090_5563714385497772645_o

Le dernier numéro de solidaritéS annonçait qu’un siège pour Décroissance-Alternatives au second tour de l’élection municipale de Vevey «avait de bonnes chances d’être obtenu». Au terme d’une forte et intense campagne, il n’en a finalement rien été, même s’il s’en est fallu de pas grand-chose.

Une campagne indépendante

Décroissance-Alternatives présentait Yvan Luccarini hors de toute alliance. Cela nous a permis de mener la campagne que nous voulions, sans sectarisme mais sans complaisance pour la politique menée par la municipalité sortante « à majorité de gauche », intégrant notre non à la RIE 3 – ce qui s’est manifesté par un refus nettement supérieur à la moyenne cantonale (23 %) – et présentant nos propositions pour un radical changement de cap.

Il vaut la peine de souligner que l’habituelle faible participation pose un grave problème démocratique : la Verte Elina Leimgruber, meilleure élue, fait 46 %, mais, avec avec 1828 voix, elle recueille les suffrages de moins de 10 % des habitant·e·s de la ville.

La gauche institutionnelle perd la majorité qu’elle avait depuis 10 ans ; Vevey Libre gagne un second municipal, alors que la droite, qui avait tenté un grand chelem en se présentant à 4 avec une alliance UDC-PLR-PDC ne fait finalement que conserver son siège . Pierre Chiffelle, qui avait fait grand bruit dans les médias en se présentant en « sauveur de la gauche » finit dernier. Notre candidat, meilleur non-élu avec 29,5 %, échoue à 75 voix de l’élu socialiste.

L’échec du PS

La relève se passe mal au PS, qui avait quatre objectifs, tous ratés : maintenir la majorité de gauche ; élire deux socialistes et deux femmes à la Municipalité ; bouter Vevey-libre hors de l’exécutif. Campant avec une certaine arrogance sur sa grandeur passée, il avait refusé notre proposition de liste à trois (1 PS, 1 Verts, 1 Décroissance-Alternatives), et en paie le prix.

Bilan positif et perspectives combatives

Sans triomphalisme, on peut tirer un bilan très positif de cette séquence électorale, en particulier de nos seize élu·e·s au Conseil communal. Le défi sera de consolider cette force et de l’utiliser, au conseil communal et en dehors, pour faire progresser les idées et propositions concrètes pour un changement fondamental. La prochaine échéance se profile à l’horizon, avec un nouveau référendum contre la politique d’urbanisme et de logement de la municipalité sortante.

Alain Gonthier

mars 30 2016 | Vaud | aucun commentaire »

Suivant »