Ecopop, dès sa fondation, s'est occupé d'abord de fermeture des frontières et de rejet des immigrés. Les arguments écologiques n'étaient là que pour fournir des arguments à leur volonté xénophobes et racistes d'une défense d'une suisse ancien régime. Valentn Oehen était au cœur de cette démarche

Depuis 5000 ans l'occident – et la suisse en fait pleinement partie, en est même le banquier- a occupé des continents où il n'était nullement invité, a façonné le monde et son développement, par la violence. Aujourd'hui nous assistons à la fin du colonialisme, l'Europe et les Etats-Unis, qui représentent 15% de la population mondiale, ne peuvent plus décider seuls de l'avenir du monde ; de nouvelles puissances se sont invitées à table, il ne suffit plus d'expéditions militaires pour mater les peuples et imposer des solutions qui conviennent à l'occident. Cette situation nouvelle suscite peurs et désarroi, et un rêve illusoire de retour à un temps d'avant, quand les puissances occidentales décidaient de qui se déplaçait et où. C'est une des bases de l'impact de cette initiative

La crise écologico-climatique nécessite des mesures radicales pour réduire l'impact humain sur la planète. Ecopop est un obstacle supplémentaire à ces mesures nécessaires ; en focalisant l'attention des autorités, des médias, de la population, sur la question de la fermeture des frontières, on se détourne des vraies mesures nécessaires : réduction de la consommation d'énergie, réduction du temps de travail, politique d'égalité, arrêt d'une croissance capitaliste. L'acceptation d'Ecopop est une mesure contre l'écologie, car elle fait croire qu'il suffit de contingenter l'immigration pour résoudre les problèmes générés par le capitalisme et qu'on pourra ainsi préserver une Suisse tranquille en faisant l'économie d'un changement profond de notre mode de vie

Ce n'est pas par des mesures de police, qui conduisent à la guerre, qu'on réglera la question de la population et de la possibilité de continuer de vivre ensemble sur cette Terre. Il faut travailler à l'éducation, à la prise en charge collective de la gestion de la société, à la démocratie radicale, au respect des personnes, bref à l'émancipation humaine, autrement, c'est la voie ouverte à la barbarie dont on voit poindre le nez en de multiples lieux.

H : Vuilliomenet