dessin censure fleurier

L'UDC neuchâteloise, par l'entremise de son poulain ressuscité Yvan Perrin, vient d'obtenir la censure de 8 dessins les caricaturant dans une exposition de dessins de presse à Fleurier. Après avoir défiguré l'étranger sur toutes leurs affiches depuis 30 ans, l'UDC vient pleurer devant un Conseil d'État socialiste sous prétexte qu'on l'égratignerait dans une exposition présentée dans une école à l'occasion de la semaine contre le racisme.

 

Et Monika Maire-Hefti ministre socialiste en charge de l'Éducation s'exécute promptement, contre l'avis du directeur de l'école, au nom de la neutralité! Intitulée «La Suisse, terre d'accueil, eldorado ou paradis perdu?», cette exposition itinérante, créée à Sion en 2014 et jamais attaquée, met notamment en lumière, par la plume des censurés Pigr, Chapatte, Pitch et Vincent, les volontés xénophobes et déshumanisées de l'essentiel des initiatives et postulats de ce parti.

Quelle tartufferie que de voir les caricaturistes nauséabonds de l'UDC se plaindre des armes qu'ils n'ont de cesse d'utiliser, alors que la fin du droit d'asile, la criminalisation des réfugiés et des migrants, ainsi que toutes les thèses racistes qui s'y accolent, ça n'a rien de drôle.

Cependant, l'hypocrisie de l'UDC n'est peut-être pas le problème principal de cette affaire. Que dire, en effet, d'une ministre socialiste se dressant en censeur aux ordres de l'UDC neuchâteloise, reprenant sans défaillir les accusations de partialité formulées par son président ? Comme s'ils n'étaient pas les principaux artisans de la Suisse forteresse, ouverte seulement au secret des deniers étrangers.

Chapeau au Conseil d'État d'avoir bafoué la liberté d'expression au service de la droite xénophobe, bel effort !

CJP