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Le mardi 25 novembre dernier, le personnel de la fonction publique a défilé en ville pour dénoncer les restrictions budgétaires drastiques imposées par le Conseil d'État dans le projet de budget 2015. 2500 personnes se sont donc mobilisées pour exiger que le Grand Conseil rejète ce budget et que le gouvernement respecte les conventions salariales en vigueur. Prochain rendez-vous de lutte: 2 décembre à 12h30 au Château de Neuchâtel!

 

Des mesures d'économies (160 millions) avaient déjà été réclamées par la droite, mais il n'a pas fallu attendre longtemps pour voir le Conseil d'État, à majorité socialiste, proposer d'amputer le corps enseignant, la police et l'ensemble des fonctionnaires d'une partie du budget dévolu aux salaires et à l'évolution de la grille salariale, qui subira une forme de gel. En clair, le Conseil d'État « met tout en œuvre pour ralentir la croissance des charges brutes *» en fixant une progression annuelle des charges à 0,5% au maximum. De fait, tous les secteurs dépendants du financement public seront touchés par les plans d'économie voulus par la droite et mis en œuvre, d'après ces mêmes libéraux, de manière inadéquate par le CE, car il ne respecterait pas le frein à l'endettement. La levée de boucliers est donc générale, mais pas pour les mêmes raisons !

Même si le CE imagine qu'il s'agit là « d'impondérables, d'ambition politique ou de choix nécessaire* », il n'empêche que les enveloppes des prestations complémentaires (notamment vis-à-vis des retraités) ou les subsides d'assurance-maladie seront drastiquement diminués, la progression des salaires dans la fonction publique limitée à 0,5% (alors que les conventions actuelles fixe une progression salariale dégressive allant de 2,5% à 0,5%). Ce point fait naturellement bondir les étudiants-futurs enseignants, directement concernés par ces mesures, mais aussi des policiers déjà fortement sous pression, un service public de plus en plus obligé de dégager du chiffre.

Et si l'on ajoute à cela que les recettes fiscales des entreprises ne cessent de diminuer, le gouvernement sera obligé de poursuivre ce démembrement systématique des services publics. Ces mesures, considérées commes insuffisantes par la droite, s'apparentent déjà à une rupture de contrat avec la fonction publique, que dire alors de l'avenir que le gouvernement et la majorité libérale nous préparent... ? solidaritéS se joint donc aux manifestants pour réclamer le rejet de ce budget et se trouvera également aux côtés des fonctionnaires quand il sera question de grève.

Camille Jean Pellaux

* citations issues du site cantonal ne.ch

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