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Les Jurassiens étaient amenés à se prononcer, ce dimanche 28 septembre, sur l'extension des droits politiques des étrangers en leur conférant le droit d'éligibilité au niveau des exécutifs communaux, à l'exception du poste de maire. Après 2 refus successifs (1996 et 2007) cette initiative parlementaire issue des rangs du CS-POP a été validée par 54% des votant-e-s.

Déposée en juin 2012 par le député C. Schaffter, l'initiative visait originellement à élargir les droits politiques des étrangers en leur permettant d'accéder aux exécutifs communaux, ainsi qu'au Parlement jurassien, poursuivant ainsi la logique d'intégration des étrangers qui bénéficient depuis 1999 du droit d'éligibilité aux législatifs communaux. Mais la commission de justice, déléguée pour étudier ce projet, a décidé que le projet rencontrerait une plus grande adhésion devant les élu-e-s et le peuple si elle renonçait à maintenir le droit d'éligibilité parlementaire cantonale, car c'était là la substance du refus qu'avait déjà connu de précédentes et similaires initiatives. La commission a en outre demandé que cette modification de loi soit soumise au référendum.

Le Jura poursuit la voie de l'intégration...

Précurseur du droit de vote des étrangers, avalisé dans la foulée de la création du Jura et son entrée dans la Confédération (1979), le Parlement cantonal a réservé un accueil favorable à ce projet lors de la large consultation effectuée, même si de retour en plénum le PLR et l'UDC s'y sont finalement opposés, en menant une campagne minimale autour du principe archaïque de la nécessaire naturalisation pour avoir qualité d'élu. Néanmoins, la logique entamée il y a 35 ans a convaincu les Jurassiens de ses aspects positifs, surtout dans les villes qui ont majoritairement soutenu cette initiative.

solidaritéS se réjouit donc de cette extension des droits démocratiques pour les étrangers et espère que cette votation soit un signal pour plus d'intégration.

CJP