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En Suisse, 330 000 salarié·e·s touchent moins de 4000.— brut par mois pour un temps plein. L'introduction d'un salaire minimum à 4000.— est donc une nécessité pour permettre à chacun·e de vivre dignement de son travail.

 

Halte au dumping salarial!

Par la mise en concurrence généralisée des salarié·e·s, les revenus de toutes et tous sont soumis à une pression à la baisse de plus en plus forte. Cette tendance s'intensifie depuis plusieurs années. Alors que les profits sont toujours plus importants pour les patrons, ceux-ci réduisent les salaires des travailleur·euses qui pourtant produisent les richesses. L'instauration d'un salaire minimum empêche le dumping et protège donc les salaires de toutes et tous. Nous devons mettre un terme au scandale des bas salaires en Suisse et à la course au dumping salarial qui ne cesse de progresser ces dernières années.

Lutter contre les abus, contre la baisse des salaires, contre la mise en concurrence généralisée des travailleur·euses passe par une véritable protection du niveau des rémunérations au plan national. Introduire un seuil salarial légal à l'échelon national est un objectif qui bénéficiera à tous les salarié·e·s en Suisse et offrira une réelle base légale dans la défense du travail contre le capital.

Le combat contre le dumping salarial est la principale mesure de lutte contre la baisse générale des salaires. Cette mesure bénéficiera au plus grand nombre.

 

La vraie frontière contre les bas salaires

La protection des frontières et le contingentement des travailleurs·euses étrangers sont autant de moyens pour l'UDC de diviser, de stigmatiser et d'opposer les salarié·e·s selon leur nationalité, leur religion, leurs passeports, au plus grand profit des patrons.

Face à cette politique, il est nécessaire de nous rassembler autour de revendications communes et de nous réunir contre nos véritables adversaires, non pas les femmes salariées ou les jeunes salariés ou encore les travailleurs allemands ou kosovars, mais bel et bien les patrons et les décideurs économiques.

Ne nous trompons pas de cible et protégeons nos salaires et nos conditions de travail contre les attaques patronales en adoptant un salaire minimum!

 

70 % des personnes concernées sont des femmes

L'introduction d'un salaire minimum signifiera une augmentation conséquente pour près de 230 000 travailleuses : coiffeuses, vendeuses, ouvrières, etc. Ce sera enfin un pas concret et incontournable en faveur de l'égalité salariale entre femmes et hommes.

 

Le salaire minimum : un droit fondamental

« Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine »  — art. 23 de la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948)

Obtenir un salaire permettant de vivre dignement lorsqu'on travaille est un droit fondamental qui doit être inscrit dans la constitution. Vivre de son travail sans recourir à l'aide sociale devrait aller de soi. En Suisse, nous en sommes loin : 330 000 personnes, gagnent moins de 22.— de l'heure. Des salarié·e·s, femmes et hommes, dont 33 % ont un CFC et le plus souvent sont âgés de 25 ans et plus, restent ainsi dépendants de l'aide sociale, malgré un travail à plein temps.

Notre initiative proposant l'introduction d'un salaire minimum entend pallier à cet énorme manque en Suisse. En effet, alors que la loi définit la durée maximum du temps de travail, aucune règle ne pose de limites à la rémunération du travail.

Actuellement en Suisse, il y a des salarié·e·s qui travaillent à plein temps pour des salaires inférieurs à Frs. 2000.— et leur nombre ne cesse d'augmenter.Exigeons une réelle protection contre l'arbitraire !

 

4000.— minimum, ce n'est que justice

Entre 1995 et 2013, le produit intérieur brut, c'est-à-dire la richesse produite par les travailleurs·euses, a augmenté de presque 40 %, alors que les plus bas salaires ont continué à stagner et que les autres salaires, eux, n'ont augmenté que de 11%. De plus, les entreprises suisses ont versé 33.7 milliards de francs de dividendes aux actionnaires en 2013 ! Ce n'est que justice que les travailleurs·euses aient droit à une part !

Un salaire minimum équivaut à une plus juste répartition des richesses !

 

En finir avec le phénomène des working-poors

En 2011, il y avait en Suisse 130 000 travailleurs·euses vivant en dessous du seuil de pauvreté (moins de Frs. 2200.—/mois) selon l'Office fédéral de la Statistique.

Il est simplement inadmissible que les travailleurs·euses ne puissent vivre de leur salaire et sombrent dans la pauvreté. C'est un scandale que dans un des pays les plus riches du monde, la pauvreté soit une aussi forte réalité pour les salarié·e·s. Tout le monde fait les frais de cette situation car au final, c'est l'aide sociale, financée par nos impôts, qui est appelée à combler les trous.

Pour que la pauvreté des travailleurs·euses soit une réalité du passé : votons OUI au salaire minimum!

 

Le salaire minimum profite à l'emploi et aux assurances sociales

Une augmentation des salaires à concurrence de 4000 francs permet d'encaisser près de 300 millions de francs supplémentaires en cotisations AVS, AC, AI, etc. Enfin, un salaire correct permettra à bon nombre de personnes de sortir de l'aide sociale. Les économies avoisineront les 100 millions de francs.

 

Arguments des opposants: du fantasme au mensonge

 

Le salaire minimum tue l'emploi? FAUX !

L'Union suisse des arts et métiers (USAM), aidée par le Conseil fédéral, prétend qu'un salaire minimum de 4000.- tuerait l'emploi. C'est faux ! Différentes expériences concrètes, tant dans le secteur de l'hôtellerie que dans celui de la grande distribution (Coop, Migros, Lidl) prouvent le contraire. L'introduction d'un salaire minimum n'a entraîné dans ces branches ni suppression de postes ni augmentation du chômage. C'est une contre-vérité utilisée pour nous effrayer.

 

La fin des petits jobs pour étudiant·e·s ? FAUX !

Argument absurde ! Ces jobs, aujourd'hui sous-payés, ne disparaîtront pas : on aura toujours besoin de remplaçant·e·s aux caisses dans les grands magasins ou ailleurs.

Nos opposants prétendent que les jeunes ne seraient plus motivés par une formation s'ils pouvaient d'emblée toucher 4000.— minimum à la sortie de l'école. Argument fallacieux ! Tout le monde sait qu'une bonne formation est nécessaire pour avoir des chances de trouver un travail intéressant et revendiquer plus que le minimum légal.

 

L'économie et les PME en danger ? FAUX !

C'est archi-faux ! En Angleterre, l'introduction du salaire minimum (1999) a fait grimper l'emploi de 25 % dans certaines branches. La majorité des emplois mal payés se trouvent dans des services de proximité (nettoyage, soins de beauté, restaurants) qui ne sont pas « délocalisables » : on n'ira pas boire un verre ou se faire couper les cheveux en Chine ! Une augmentation des plus bas salaires stimulera au contraire l'économie locale.

 

Le salaire minimum va niveler les salaires par le bas ? FAUX !

Les détracteurs affirment que l'introduction d'un salaire minimum nivèlerait les salaires par le bas et qu'il est préférable de privilégier le partenariat social.

Argument hypocrite : près de 60 % des salarié·e·s travaillent actuellement dans une branche où il n'existe aucune norme salariale, voire aucune CCT. L'existence d'un salaire minimum légal aidera les syndicats à négocier de meilleurs salaires pour les travailleurs·euses, et personne n'empêchera les partenaires sociaux de signer une bonne CCT dans une branche où il n'y en a pas ou d'améliorer celles qui existent déjà. D'ailleurs, l'introduction du salaire minimum devra aller de pair avec un développement des CCT et un renforcement du droit du travail.

 

Ailleurs dans le monde aussi

Cette initiative est loin d'être un acte isolé sur la scène internationale. En 2014, l'Allemagne s'apprête à introduire un salaire minimum général. En France, voilà plus de 60 ans que le salaire minimum a été introduit et qu'il a été revalorisé à plusieurs reprises. Aux USA, le président Obama souhaite rehausser de 25% le salaire minimum !