TPGCommuniqué de presse commun EàG, PS MCG · Genève · 24 avril 2017

 

Suite à la baisse des tarifs des TPG votée par la population en 2014, la majorité de droite au Grand Conseil a contraint les TPG à réduire leurs prestations. En 2017, les prestations auront baissé de 6% par rapport à 2013 alors que les recettes issues de la vente des billets auront baissé de 3%. Pour le Parti Socialiste Genevois, Ensemble à Gauche et le Mouvement Citoyen Genevois, cette baisse des prestations est inacceptable.

Un projet de loi est déposé afin de revenir à l’offre de prestations de 2014 et de compenser toute baisse des tarifs par une hausse de la subvention aux opérateurs de transports.

La baisse des tarifs est entrée en vigueur le 14 décembre 2014. Selon les données présentées en annexe du budget 2017 des TPG les revenus des transports passent, de 2013 à 2017, de 152 millions à 147 millions, soit une baisse de 3,34%. Le Conseil d’Etat constate que le manque à gagner lié à la mise en œuvre de l’IN 146 se monte en 2017, par rapport à 2014, à 6,5 millions de francs.

Le Conseil d’Etat suivi par la majorité de droite du Grand Conseil a estimé que la baisse des tarifs des TPG devait se traduire par une baisse des prestations des TPG, l’Etat n’ayant pas les moyens, selon cette majorité, d’augmenter la subvention au TPG. En conséquence, les prestations, calculées en places kilomètre, ont baissé de 6,35% entre 2013 et 2017.

Cette baisse des prestations est inacceptable et contraire à la volonté populaire. Prétendre que la baisse des prestations est une conséquence incontournable et voulue par la majorité qui a voté pour une baisse des tarifs est contraire à toute logique. Réclamer une baisse du prix d’un bien ou d’un service ne signifie en rien que l’on souhaite par là-même une baisse proportionnelle de la quantité de biens ou de services que l’on obtient en échange ! La fréquentation des transports publics a augmenté de 35% entre 2007 et 2014. Face à cette hausse de la demande, on ne peut pas raisonnablement prétendre que la majorité de la population a souhaité que les prestations baissent en échange d’une baisse des tarifs. Pour finir, une baisse de prestations est contraire à la politique développée en faveur de la mobilité des Genevois-e-s ces dernières années et au programme Mobilités 2030, adopté par le Conseil d’Etat en mai 2013.

Il est donc temps que le Grand Conseil compense le manque à gagner lié à la baisse des tarifs par une hausse du subventionnement du Canton afin que les prestations soient maintenues, à minima au niveau de 2014, et ne puissent plus être diminuée au prétexte d’une baisse des tarifs. Concrètement, le projet de loi qui vient d’être déposé inscrit dans la loi sur le réseau des transports publics (LRTP, H1 50), le principe de compensation par le Canton de toute baisse des tarifs par une augmentation de la subvention permettant de maintenir l’offre. Il prévoit aussi que le Canton compense par une hausse de subvention les demandes de hausse de tarif réclamée au niveau suisse afin que les tarifs genevois et les prestations ne soient pas impactés.

 

Personnes de contact :

Pierre Vanek, député EàG

Jean Batou, député EàG