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2016 05 28 manif anti austerite

Communiqué de presse du comité anti-austérité · Mercredi 1er juin 2016

 

Un printemps de l’unité

Le comité anti-austérité se félicite de la réussite de la manifestation du samedi 28 mai obtenue grâce à l’unité des revendications. En effet, plus de 3000 personnes et quarante associations, syndicats et partis ont défilé durant l’après-midi pour exprimer un profond désaveu des politiques d’austérité. S’opposant aux coupes dans la culture, le social et les services publics, à la destruction des assurances sociales et des acquis sociaux, à la mise en concurrence des travailleur-euse-s, à la réforme de l’imposition des entreprises, à l’accueil indigne des réfugiés ou encore à la dégradation des conditions de vie, les manifestant-e-s et les organisations se sont unis pour défendre une autre orientation pour Genève : une meilleure redistribution des richesses et plus de justice sociale!

 

Un signal pour une rupture

Cette manifestation est un premier pas vers une contestation de fond de l’orientation néolibérale de notre canton et doit être comprise comme un signal de rupture. Une rupture qui doit s’articuler autour de trois axes principaux : une meilleure répartition des richesses, notamment en luttant contre la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIEIII) ; le combat pour le maintien et le développement des assurances sociales en s’opposant au Paquet Berset ; la lutte contre la division des travailleur-euse-s en défendant la libre circulation et une politique d’asile et d’accueil humaine et digne. Ces axes constitueront notre boussole durant les prochains mois afin d’orienter nos luttes et nos résistances. Pour continuer à intensifier la mobilisation, il est nécessaire de renforcer le comité unitaire et d’élargir les bases de la contestation actuelle.

 

La RIEIII en ligne de mire

Plus particulièrement, cette manifestation a largement confirmé la nécessité de s’opposer aux politiques d’austérité et donc à son bras armé, la RIEIII. Au vu de la mobilisation sociale, la bataille référendaire nationale prochaine s’annonce d’ores et déjà comme un moment incontournable de la poursuite de ses luttes. Le comité anti-austérité continuera le travail de mobilisation et appellera tous les manifestant-e-s à participer activement à cette campagne.

 

Un dispositif policier inapproprié

Malgré le bilan très positif de la manifestation, nous devons déplorer que l’activité des forces de l’ordre se soit révélée problématique et contre-productive. Tout d’abord, en multipliant des contrôles préventifs particulièrement agressifs et excessifs avant la manifestation, la police a contribué à créer un climat d'anxiété et à freiner le bon déroulement de l’organisation de la manifestation. De plus, malgré le nombre disproportionné de policiers mobilisés pour encadrer la manifestation, la sécurité des manifestant-e-s a dû être assurée par les organisateurs eux-mêmes. A plusieurs reprises, le trafic et des velléités de conducteur ont mis en danger les participant-e-s sans que la police n’intervienne. Il est inacceptable que la présence policière ne serve qu’à réprimer d'éventuels débordements en négligeant la sécurité de toutes et tous sur la voie publique.

 

Des arrestations arbitraires et un comportement provocateur

Quinze arrestations sont intervenues durant cette journée qui s’est pourtant déroulée dans la bonne humeur et sans débordement. Cette activité démesurée doit être questionnée tant du point de vue de la gestion d’un événement que d’un point de vue légal. En effet, sur les quinze arrestations, 6 ont eu lieu avant la manifestation et les personnes interpellées ont été retenues durant le défilé sans aucune base légale. De plus, à la fin de la manifestation, des arrestations inutiles ont créé des tensions et compromis la sécurité des manifestant-e-s notamment avec l’utilisation de spray au poivre. Ce comportement provocateur et le déploiement disproportionné de forces de l’ordre ont très clairement entravé le bon déroulement des événements et portent atteinte aux droits des manifestant-e-s essentiellement des jeunes.

 

Des droits démocratiques en péril?

Le comité anti-austérité condamne ces comportements et exige la libération des personnes éventuellement encore incarcérées. Nous demandons également que la police et le département de M. Maudet cessent d’entraver l’expression démocratique. En multipliant embûches administratives et comportements excessifs, la police tend à limiter de manière inacceptable le droit de manifester ainsi que la liberté d’expression. Ces pratiques ne sont pas admissibles et mettent en danger les bases d’une société libre et démocratique.

 

Contact: Pablo Cruchon

Le comité anti-austérité: CGAS, Cartel, SIT, SSP, UNIA, Syndicom, SYNA, Ass. de défense des chômeurs, Roulons pour notre école, EPIS, l'Usine, Culture Lutte, Parti socialiste genevois, ATTAC, Perce-frontière-No bunkers, CUAE, AJE, solidaritéS, les VErts, MVRC, libradio, Parti communiste genevois, Parti du travail, DAL, Touche pas à mes services publics, etc.