Communiqué de presse · 3 juin 2015

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Ce mercredi 3 juin, solidaritéS (membre d'Ensemble à Gauche) et le GSsA ont déposé 9000 signatures au Service des Votations et Elections à l'appui d'un référendum contre de nouvelles casernes à Genève. Un référendum indispensable contre des millions pour des infrastructures militaires inutiles.

Prenant prétexte du déménagement de la caserne des Vernets pour la construction de logements, le Conseil d'Etat profite pour construire une nouvelle caserne agrandie à Meyrin-Mategnin ainsi qu'une extension des places d'armes d'Aire-la-Ville et d'Epeisses. Le référendum porte sur le crédit de réalisation voté au Grand Conseil (celui pour la caserne de Meyrin-Mategnin), mais au total, si l'on tient compte des deux autres crédits d'étude votés, ce sont près de 75 millions que le Canton s'apprête à débourser pour l'armée ! Or, le financement des infrastructures militaires est une affaire fédérale, pas cantonale : il est inacceptable qu'un canton doive payer pour l'armée.

Pire encore : les coûts de déménagement de la caserne des Vernets seront répercutés sur les plans financiers de la construction des 1500 logements à venir aux Vernets, et au final sur les loyers... et ce à hauteur de 33 millions ! In fine, ce sont donc les futurs habitant·e·s des Vernets qui verront leurs loyers majorés (dès la deuxième année) pour financer le déménagement de la caserne ! Une répercussion des coûts particulièrement inacceptable en période de pénurie de logements abordables.

« À ceux qui prétendent que ce référendum va retarder la construction de logements, nous répondons que la responsabilité en incombe au Conseil d'Etat : c'est lui qui, en ficelant ce paquet, qu'il savait inacceptable pour la population, a mis en balance la nécessaire construction de logements avec sa volonté de mettre à disposition de l'armée des infrastructures énormes qu'elle-même ne demande même pas ! Car, en réalité, l'armée n'a pas besoin de ces infrastructures ! » explique Rémy Pagani.

« Nous avons reçu un écho excellent de la part de la population, ce référendum signait très facilement ! solidaritéS a d'ailleurs récolté près de 5000 signatures en trois semaines, malgré les entraves mises encore trop souvents par les agents de police cantonale ou les organisateurs de manifestations publiques qui prétendent qui nous empêchent de récolter des signatures sur l'espace public, contrevenant ainsi aux dispositions légales et même constitutionnelles qui garantissent normalement la liberté de récolter de signatures. », dénonce Tobia Schnebli.

Contacts :

Rémy Pagani  —  Tobia Schnebli  —  Pierre Vanek