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Caddie

Assemblée générale des emplois de solidarité
Mardi 17 septembre, à 18h30, au SIT
16, rue des Chaudronniers (Vieille-Ville)
proche parking St-Antoine

 

Aux personnes en emplois de solidarité (EdS) · Si vous n'êtes pas vous-même EdS, merci de diffuser ce document à vos collègues concernés !

 

Comme vous le savez peut-être, plus de 20 employés de l'association Partage, tous en emplois de solidarité (EdS), sont en grève depuis le 22 août, soit depuis près de 3 semaines ! Les dénonciations et la colère des grévistes ne concernent pas uniquement des problématiques liées à leurs conditions de travail à Partage ; elles sont aussi liées au statut d'EdS et des conditions de travail et de vie que ce statut implique.

 

Les grévistes demandent notamment :

 

1. Une réévaluation des salaires : les salaires actuels des EdS sont des salaires de misère qui ne permettent pas de vivre dignement à Genève. Ils doivent être réévalués à la hausse pour atteindre les salaires prévus dans les conventions collectives de travail (CCT) et au minimum 4000.- francs bruts mensuels, comme le demande l'initiative fédérale lancée par les syndicats.

2. De vraies possibilités de formations et de réinsertion : actuellement, la loi n'oblige pas les employeurs à former leur personnel en EdS, ni à leur laisser du temps pour faire des recherches d'emploi. Les EdS n'ont pas de réelle perspective de réinsertion sur le marché du travail ; ils peuvent rester de très longues années en EdS alors qu'ils effectuent un vrai travail utile, voire indispensable pour leur employeur. Cela doit changer !

3. La reconnaissance de leur travail et la suppression de services publics à deux vitesses : nombre d'EdS effectuent des tâches de services publics (voirie, AIS, garde d'enfants, etc.) alors que ces tâches devraient être prises en charge par les collectivités publiques. Les salaires des EdS laissent penser qu'il ne s'agit pas de vrais emplois, alors que sans eux, beaucoup de services à la population seraient supprimés !

4. Le respect de leurs employeurs : beaucoup d'EdS témoignent du fait qu'ils sont considérés et traités comme des employés de seconde zone. Cela participe à créer deux catégories d'employés au sein d'une même entreprise ou association : les employés « ordinaires » et les EdS. Cela doit cesser !

Le mouvement des grévistes de Partage a déjà permis de faire avancer un certain nombre de revendications. Toutefois, il est aujourd'hui très important de se mobiliser et d'être le plus nombreux possible pour dénoncer les dérives du système et revendiquer de vrais emplois avec des salaires corrects !

Cette lutte vous concerne !

Parlez-en à vos collègues et venez nombreuses et nombreux !