2013-06-27-iran-confConférence-débat

 

Où va l'Iran, sa société, son pouvoir? Quelle solidarité?

JEUDI 27 JUIN 2013 · 20H

Maison des Associations
Salle René Dumont, rue des Savoises 15 (Plainpalais)

avec Parvin Khosravi, militante socialiste iranienne;

Housang Sépéhr, militant iranien animateur du Bulletin Echos d'Iran et défenseur des syndicalistes en Iran

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L'élection présidentielle iranienne est prévue pour le 14 juin 2013. Selon certains analystes, la dynamique toute récente des attaques entre les candidats choisis pousse à ce que cette élection ne soit pas un fleuve tranquille. Y aura-t-il un second tour? On le verra.

Plusieurs «crises» semblent se cumuler en Iran: une crise de régime, dont l'une des facettes est constituée par les rivalités au sommet; une économique – l'inflation est de 40% ou plus, entre autres sur les biens de consommation courants – liée, d'une part, aux sanctions «occidentales» qui touchent les couches populaires et, d'autre part, à la gestion du gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad.

A cela s'ajoutent les bouleversements régionaux qui «absorbent» le pouvoir iranien. Il n'est qu'à constater son rôle contre le soulèvement du peuple syrien avec l'aide apportée à la dictature de Bachar el-Assad; ses incursions dans le champ politique irakien, où la guerre impérialiste a abouti à un désastre multiforme; la prise de distance par rapport au mouvement palestinien Hamas, cela à l'inverse de la politique de terreur du Hezbollah libanais – assumée par Nasrallah – contre la population syrienne, en appui à l'armée de Bachar en Syrie (à Qousseir et maintenant à Alep); les affrontements sur «la question nucléaire» avec des pays de la Ligue arabe et, avant tout, avec l'impérialisme étasunien et l'Israël de Netanyahou. L'administration démocrate ayant divers fers au feu.

L'appareil d'Etat est divisé, entre personnels du Ministère du renseignement et des autres services. Avec un Etat dans l'Etat que constituent les pasdarans (Corps des Gardiens de la Révolution islamique) qui ont conforté leur contrôle de l'économie sous le mandat d'Ahmadinejad. Cela avec la nomination de Rostam Ghasemi – ancien dirigeant des Gardiens à la tête du Ministère du pétrole en 2011. Ainsi les pasdarans se sont assuré la mainmise sur le secteur pétrolier, avec sa rente et le clientélisme qu'elle rend possible, malgré les obstacles de l'embargo. Donc, indépendamment du résultat électoral le 14 mai, ce corps articulé et militaire des pasdarans détient les sources de richesse du pays, avec le pouvoir qui en découle.

La politique de répression est très forte, aussi bien contre des revendications démocratiques, contre les syndicalistes, que contre des «minorités», qui, en fait, font une majorité démographique (Kurdes, Azéris, etc.) ainsi qu'à l'endroit des réfugiés afghans. Le contrôle policier des «individus potentiellement opposants» s'accroît; les opposants actifs sont pourchassés.

Mais les résistances – des femmes et des hommes, des couches populaires – sont nombreuses et leurs expressions multiples. Elles doivent être remises dans un contexte qui ne ressemble pas nécessairement à ladite révolution verte de 2009.

Venez nombreux et nombreuses à cette conférence-débat.

Org. solidaritéS, Mouvement pour le socialisme (MPS), alencontre.org