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solidaritéS participera comme chaque année à la journée de lutte des travailleurs·euses du mercredi 1er mai. Venez nombreux·euses nous rejoindre pour défendre les droits des travailleurs·euses et salarié·e·s !

 

MATIN : RDV à 11h
au monument à la mémoire des Brigadistes, rue Dancet (côté plaine de Plainpalais), avec allocution de Jocelyne Haller...

MANIF : RDV à 14h30
angle Bvd James-Fazy / Rue Argand pour participer à notre tronçon (derrière la banderole unitaire d'Ensemble à Gauche)

STAND : dès 17h
au parc des Bastions · venez nous rendre visite!

 

Télécharger le flyer de la CGAS (PDF)

 

1ermai01

1ermai02

 

 

Renforcement et respect des droits des salariés  : défense des emplois, des salaires et des rentes  !

Cadeaux fiscaux, dividendes en hausse et bonus démentiels d'un côté. Démantèlement des services publics, dumping salarial et licenciements de masse de l'autre côté.

Le développement économique n'a jamais été aussi inégalitaire à Genève comme partout en Europe. Alors que les responsables économiques et politiques n'ont de cesse d'invoquer la crise économique européenne pour justifier de nouvelles attaques contre les salariés, une minorité, composée de patrons et de gros actionnaires, profite pleinement de la crise pour s'enrichir sur le dos de la majorité de la population.

 

1) Défense des emplois et protections contre les licenciements  !

Les licenciements sont devenus un outil de gestion du personnel courant pour les patrons.

Alors que jusqu'à la fin des années 80, l'office cantonal de l'emploi enregistrait moins de 500 nouvelles inscriptions au chômage par mois, au cours des dernières années, ce sont plus de 1800 travailleuses et travailleurs qui, chaque mois, s'inscrivent pour pouvoir bénéficier de l'assurance chômage.

Une assurance sociale que les patrons et les parlementaires bourgeois réduisent année après année comme peau de chagrin, conditionnant les prestations à l'acceptation de n'importe quel emploi. Une assurance sociale dévoyée pour un apprentissage et une intégration de la précarité.

Licenciements ordinaires ou licenciements collectifs, les patrons savent que les salariés n'ont que peu de droits pour se défendre et n'hésitent même plus à licencier ceux qui résistent (comme à l'hôpital de la Providence à Neuchâtel où la direction a fini par licencier l'ensemble des grévistes qui luttaient pour le maintien de leur CCT).

Face à cette arrogance, il est temps de prendre l'offensive, de montrer notre solidarité et notre détermination  ! Grâce à une mobilisation intersyndicale, le licenciement d'un délégué syndical de l'industrie graphique a récemment pu être annulé à Genève. C'est un premier pas.

 

2) Défense des salaires et contrôles dans les entreprises  !

Le chômage, toujours très élevé à Genève, couplé à la mise en concurrence des salariés d'un côté et de l'autre de la frontière sert directement les patrons qui exercent ainsi une pression sans précédent sur les salaires.

Alors qu'en Suisse, depuis la Seconde Guerre mondiale, le salaire médian nominal n'a fait qu'augmenter année après année, à Genève, pour la première fois, le salaire médian a reculé entre 2008 et 2010  ! Il est temps d'en finir avec les abus patronaux  !

Pour lutter contre le dumping salarial, les syndicats ont demandé via deux initiatives le renforcement des contrôles dans les entreprises et un salaire minimum légal à 4'000 francs par mois.

 

3) Défense de nos retraites  !

Même une fois le travail terminé, les attaques patronales ne s'arrêtent pas. Mal- gré plusieurs refus de démantèlement en votation populaire, la détermination des milieux patronaux à réduire les protections de notre sécurité sociale ne faiblit pas.

Il y a déjà eu la modification du droit fédéral obligeant les caisses de pension à surcapitaliser - certains employeurs en ont profité pour augmenter les cotisations et d'autres ont réduit les prestations. Et main-tenant le Conseiller fédéral Alain Berset annonce un nouveau programme de démantèlement au niveau fédéral. Au menu : augmentation de l'âge de la retraite des femmes, baisse des rentes du Deuxième pilier, sup- pression des possibilités de retraite anticipée...

Il est temps d'inverser la tendance et de montrer - en particulier - qu'un renforcement du système des retraites est possible !

Les syndicats lancent ces jours l'initiative AVS+ qui vise à augmenter de 10% les rentes AVS pour tout le monde.

Un premier pas dans l'autre direction, la bonne, celle de la solidarité !