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2013-02-06-mali-tract

 

L'intervention néocoloniale française au Mali

Soirée-débat

Mercredi 6 février 2013 · 20h

Café Gavroche · Bd. James-Fazy 4 · 1201 Genève

 

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La France, ancienne puissance coloniale, s'est engagée dans un nouveau conflit dans un pays africain.

L'objectif déclaré par les autorités françaises est de défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale du Mali contre l'activité croissante de groupes islamistes au nord du pays, qui menacent d'y établir un « Sahelistan jihadiste » selon le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ou encore un « Etat terroriste à portée de l'Europe et de la France » selon le ministre « socialiste » de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Encore une fois, comme en Afghanistan, les médias et nos gouvernements nous racontent que cette bataille est menée pour des raisons idéologiques. Une partie des rebelles, les jihadistes, sont des « extrémistes », et martyrisent les populations locales et détruisent le patrimoine historique dans les régions qu'ils occupent. Tout cela est vrai et nous le condamnons avec force. Mais ces déclarations du gouvernement français sont-elles les véritables raisons poussant à l'intervention militaire française ?

Qu'en est-il du rôle de la France dans cette région subsaharienne et au Mali ?

Cette intervention ne s'inscrit elle pas dans une double volonté politique et de contrôle des ressources ?

La France à travers cette intervention ne remet-elle pas en selle un pouvoir à sa solde à Bamako, tout en défendant ses intérêts face à la concurrence montante des Etats-Unis et de la Chine dans toute la sous-région ?

La région relève également d'une importance stratégique pour ses ressources naturelles – hydrocarbures (bassin de Taoudeni, au Nord-Mali), mais aussi uranium (quasi-monopole d'Areva au Niger, proche de la frontière malienne), or, bauxite, fer, etc. Ces éléments sont ils dérisoires dans la décision française tandis que les médias ne cessent de parler d'insécurité régionale, de menace jihadiste, comme de narcotrafic pour préparer l'opinion publique à la nécessité d'une intervention ?

Du point de vue des puissances impérialistes, l'unité du Mali est au cœur des équilibres néocoloniaux de toute la région. À l'inverse, la rébellion touarègue, qui aspire depuis longtemps à la formation d'un Etat sahélien occidental, est son talon d'Achille.

Pour discuter de l'intervention militaire française au Mali, Jean Batou, historien, membre de solidaritéS, nous en présentera les causes et les raisons sous-jacentes.

 

org. solidaritéS