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Face à une croissance qui nous mène droit dans le mur, pour une décroissance heureuse, conviviale, égalitaire, sociale... bref, un socialisme gourmand !

 

Conférence de
PAUL ARIÈS
29 novembre · 18h15
Uni-Mail · salle MS 150 (sous-sol) 

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Paul Ariès, auteur d'une vingtaine d'ouvrages est responsable du bimensuel Le Sarkophage, devenu La Vie est à nous-Le Sarkophage depuis la défaite de Sarkozy. Paul Ariès est certainement, depuis plus de 15 ans, l'un des chercheurs et militants le plus cohérent avec une position écologiste
véritablement de gauche, anticapitaliste et antiproductiviste, et une vision positive d'une nécessaire décroissance assurant le « bien vivre » ou le « socialisme gourmand ». Le texte qui suit illustre sa vision.

La critique du capitalisme est nécessaire à la compréhension des enjeux, mais elle est peu efficace si elle n'est pas liée à un projet politique. Nous devons apprendre à conjuguer cette critique avec des propositions: la relocalisation, le ralentissement, l'idée de co- opération, la gratuité, la diminution du temps de travail, etc.

Face à la crise systémique, nous devons nous méfier des pièges: l'objection de croissance ce n'est pas la récession ni l'austérité ! Et une vraie politique des gauches, ce n'est pas Hollandréou ni Arnaud Stakanobourg ! Nous devons être à l'écoute des nouveaux mots qui se cherchent à l'échelle mondiale pour dire les nouveaux chemins de l'émancipation : le sumak kawsay des indiens, le Buen vivir bolivien et équatorien, la vie pleine en Inde, l'eudémonia (la vie bonne) en Grèce, les nouveaux jours heureux, etc.

Le socialisme gourmand se veut une tentative de penser ce que pourrait être la traduction française du Buen Vivir. Le socialisme gourmand pourrait être une façon d'inventer une Objection de croissance qui ne soit pas celle des directeurs de conscience, des donneurs de leçons.

Comment sortir à la fois du capitalisme et du productivisme ? Comment renouer avec les milieux populaires ? Comment passer des passions tristes aux passions joyeuses ? Quelles leçons tirer des défaites des socialismes au XXème siècle ? Quelles conséquences pour les comités d'entreprise, le mouvement coopératif, le socialisme municipal ? Quels cadeaux conceptuels nous font les pays les plus pauvres ? De quel type d'organisation politique avons- nous besoin ? Comment passer des passions tristes aux passions joyeuses ?

Organisation:
 Groupe écosocialiste de solidaritéS, Coordination Climat et Justice sociale, CADTM, ATTAC-GE, ROC, les indignés espagnols à Genève, en collaboration avec la CUAE

L'Université est étrangère à l'organisation de cet évènement