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Le groupe écosocialiste de solidaritéS vous invite à une soirée film + débat


NI NUCLEAIRE · NI EFFET DE SERRE

MARDI
11 OCTOBRE · 20H15 · CAFE GAVROCHE

SALLE DU BAS · 4, bvd James-Fazy · 1201 Genève

 

Introduction au débat avec 3 candidat·e·s au Conseil national
Liste 16 · Ensemble à Gauche · La Gauche · solidaritéS
Ecologie et Justice sociale

 

MICHEL DUCOMMUN
Constituant, auteur de : « Rompre avec le capitalisme : utopie ou nécessité », 2011

ALISON KATZ
sociologue, campagne OMS-Indépendante

SEBASTIEN BERTRAND
enseignant, historien, membre ContrAtom, ATE

Ni nucléaire ni effet de serre


NI NUCLEAIRE...
25 ans après la catastrophe de Tchernobyl et 6 mois après celle de Fukushima, l’abandon rapide du nucléaire se justifie plus que jamais à cause des risques majeurs d’accidents qu’il fait courir aux populations et aux écosystèmes. Les déchets radioactifs qu’il laisse aux générations futures pour des millénaires et l’aspect centralisé, autoritaire et sécuritaire d’une société nucléarisée sont autant de raisons de sortir de l’atome au plus vite. La Suisse va dans ce sens, mais bien trop lentement. La décision de principe - encore très fragile ! - doit être encore concrétisée par de vraies mesures, en particulier la fermeture immédiate des centrales les plus dangereuses (Mühleberg + Beznau)... ce qui ne se fera pas sans une solide mobilisation populaire.

...NI EFFET DE SERRE !
Mais les menaces du nucléaire ne doivent pas faire oublier que les dégâts provoqués par le réchauffement climatique sont aussi menaçants pour l’humanité : sécheresses, famines, élévation du niveau de la mer, fonte totale des glaciers supprimant l’eau potable pour des centaines de millions d’êtres humains, destruction de la biodiversité, etc.

Or, les défenseurs du nucléaire ont longtemps propagé l’idée que l’énergie atomique était une solution pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre. Ce qui est faux ! Tout d’abord car la filière nucléaire émet beaucoup de CO2 (extraction de l’uranium, transport, construction et démantèlement des centrales, gestion des déchets, etc.). Ensuite parce que le nucléaire ne représente que 6% de l’énergie totale consommée sur terre (80% de l’énergie étant issue des combustibles fossiles).

UN VERITABLE CHOIX DE SOCIETE
Après la catastrophe de Fukushima, alors que la foi dans le nucléaire a été ébranlée, ce sont les mêmes qui utilisent désormais l’excuse de la sortie du nucléaire pour revoir à la baisse les engagements de la Suisse en matière climatique arguant de la nécessité de produire toujours plus d’énergie. Le présupposé étant qu’il faut à tout prix maintenir le modèle économique actuel basé sur la consommation à outrance et le gaspillage.

Nous répondons que c’est ce type de société basée sur la croissance infinie qu’il faut combattre et changer, en raison des dégâts sociaux et écologiques qu’elle provoque.

C’est de toutes ces questions que nous vous invitons à débattre avec nous lors de cette soirée film + débat.

Tchernobyl AN XXV, et après ?
Un film de Raphaël van Singer · 22’ · 2011
Avril 2011. Un mois après la catastrophe de Fukushima, une dizaine de parlementaires fédéraux sont en Ukraine pour assister aux commémorations des 25 ans de la catastrophe de Tchernobyl. Quelques semaines plus tard, le Conseil Fédéral annonce que la Suisse devrait sortir du nucléaire en 2034. Ce reportage suit cinq parlementaires de Tchernobyl jusqu’au Palais Fédéral à Berne à la veille du vote du Conseil National sur la sortie du nucléaire.

Analyses, émotions, perspectives et stratégies politiques, la question centrale du film est simple : 25 ans après Tchernobyl, quel est l’avenir du nucléaire en Suisse?