2015-01-29-Touche-pas-services-publics-manifTouche pas à
mes services publics!

MANIFESTATION
Jeudi 29 Janvier
17h · Place Neuve · Genève
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Usagers·ères, citoyen·nes et personnel solidaires !

 

Le Grand Conseil a voté un véritable budget d'austérité pour l'Etat de Genève qui prévoit une casse sociale et écologique d'envergure avec des coupes massives dans l'éducation, la santé, le social, l'administration, et bien d'autres. En attaquant, les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées, les plus démuni·e·s et les travailleurs·euses de la fonction publique, le Conseil d'Etat et le Grand Conseil n'épargnent personne. Tout le monde y perd, en particulier les usagers·ères des services publics.

L'alliance entre la droite et l'extrême droite s'est construite sur un discours très inquiétant, symbole du tournant que ces partis cherchent à imposer à la population. Le discours développé, le budget voté et les politiques prévues consacrent l'idée que l'Etat n'est plus en mesure d'assumer les tâches que les populations lui ont confiées et de pourvoir au bien-être des habitant·e·s de ce canton. Alors qu'il s'agit d'un choix politiques, les élus qui représentent les milieux de la finance et du grand patronat essaient de nous faire croire que c'est une nécessité économique.

 

Les moyens sont pourtant là!

Ce n'est pas le manque de richesse qui crée cette situation, c'est la volonté politique de ne pas la redistribuer. Les 13 millions d'excédents budgétaire accepté par la droite et l'extrême-droite alors que les coupes se montent à plus de 100 millions, montrent cette aberration ! Ainsi, les deux principaux vecteurs de redistribution des richesses que sont d'un côté les salaires et de l'autre les services publics sont attaqués, provoquant une péjoration grave des conditions de vie des personnes et engendrant la non-satisfaction de leurs besoins vitaux !

 

Une logique désastreuse

Nous, associations, citoyen·nes, partis ou syndicats refusons que nos biens communs soit sacrifiés, que nos écoles, hôpitaux et administrations soient privés des fonds dont ils ont besoin pour fonctionner. Nous refusons une logique où il y a de moins en moins d'argent pour le collectif et l'ensemble de la population et plus pour les plus riches. Les multiples cadeaux fiscaux qui ont privé la collectivité d'environ 1 milliard de francs ces dernières années et la prochaine réforme de l'imposition des entreprises qui diminuera d'environ 600 millions les rentrées fiscales, doivent être combattues afin d'éviter la mort des services publics. Nous refusons la privatisation des services publics et la conclusion d'accords comme TISA et un canton où seuls les plus riches auraient accès aux soins, à l'école, aux transports, et où les autres seraient toujours plus pauvres.

Nous refusons de voir notre qualité de vie et celle de nos aînés et de nos enfants se dégrader.
Ensemble, nous disons : « Touche pas à mes services publics ! »

 

Etat de la situation des services publics : Pourquoi se mobiliser ? Quels sont les problèmes ?
Des politiques contre les plus précaires !

 

Baisses des prestations

  • baisse de de 25% du subside d'assurance maladie
  • baisse des prestations complémentaires AVS/AI
  • 1416 Frs de moins par an pour une famille de deux adultes et deux enfants.
  • Cette loi touchera l'entier des bénéficiaires de prestations complémentaires (env. 25 000 pers.).

Signez les deux référendums lancés par l'AVIVO contre ces lois!

 

Des mesures d'économie sur le dos des locataires

  • augmentation de 1% des taux d'efforts demandés à tous les locataires de logements sociaux
  • coupe dans le montant des subventions aux locataires de logements HM
  • Les locataires de logements sociaux devront payer en tout près de CHF 3'570'000.- en plus par année !

Signez le référendum de l'ASLOCA contre cette loi ! — www.rpsl-ge.org

 

De la baisse de l'aide sociale au travail « forcé »

  • Le montant de l'aide sociale pour l'insertion a été diminué de 150 frs  !
  • Une pression accrue sur les travailleurs·euses qui ont droit à cette couverture, qui cherchent une porte de sortie en prenant n'importe quel boulot qu'il soit non-conventionné, précaire, au noir, etc.
  • Des Suppressions de postes qui créent du travail précaire et gratuit
  • Dégraissage annoncé des effectifs
  • Développement du travail gratuit et forcé par des « mesures de marché du travail » (ass. chômage) ou d'« activités de réinsertion » (aide sociale)
  • Davantage de personnes occuperont des postes fournissant un travail, mais ne touchant que leurs indemnités chômage ou l'aide sociale... n'étant pas soumises au droit du travail.
  • La réduction des postes à l'Etat signifie ainsi leur substitution par des sans-emploi travaillant gratuitement.

Un hôpital à deux vitesses qui ne peut plus gérer les soins intensifs

  • La diminution des postes de travail aux HUG est arrivée à un niveau intenable.
  • Forte augmentation des contrats précaires
  • 40 millions en moins dans la subvention aux HUG pour 2015. Cela signifie de nouvelles suppressions de postes !
  • Une médecine à deux vitesses s'installe : les patients en chambre privée passent avant ceux qui ont une assurance de base.
  • Forte augmentation des postes de cadres
  • L'hôpital fait de plus en plus appel au secteur privé et perd ainsi son caractère public.
  • Les soins intensifs, après la suppression de 15 postes d'infirmières (10 % des effectifs), sont dans une situation très difficile. Le personnel est débordé et plus de 20 % du personnel est malade.
  • Augmentation du temps d'attente aux urgences, à la réception, dans les couloirs

Nous devons nous opposer à cette tendance de création d'une médecine à deux vitesses et à la précarisation des conditions de travail !

L'ADC (Association de Défense des Chômeurs·euses) appelle les personnes concernées au sein de l'OCPM à se réunir en
Assemblée pour prévoir des actions · Mercredi 28 janvier · 16h ­— 19h · Paroisse Saint-Martin

 

Un budget qui attaque nos services publics !

Détérioration de la qualité de l'enseignement

Nombre d'enseignants font actuellement la grève des notes pour faire respecter les accords. De plus, ils luttent contre :

  • le licenciement d'enseignants
  • les changements d'école imposés aux élèves
  • les classes surchargées
  • la diminution du suivi individuel pour les élèves en difficulté
  • le risque de disparition des passerelles au C.O.
  • la suppression des activités sportives, culturelles et extra-scolaires
  • l'abandon de l'accueil continu voté par la population avant même son entrée en vigueur
  • le matériel scolaire pris en charge par les familles
  • l'interdiction pour les pendulaires d'inscrire leurs enfants à l'école publique alors qu'ils payent leurs impôts à Genève
  • la délégation du nettoyage à des entreprises privées avec des conditions de travail dégradées
  • l'impossibilité de rénover des bâtiments vétustes

L'école inclusive en question

Ce budget rend impossible l'application de l'école inclusive (pourtant dans la loi !)

  • À la clef : des situations inacceptables pour des enfants trisomiques, avec des troubles de l'attention, autistes, épileptiques, etc. Ils doivent alors rester à la maison, exclus de l'école de leur quartier au détriment de leur vie sociale et de leur dignité et contrairement à la Convention des Droits de l'enfant !
  • Les parents doivent assumer eux-mêmes les frais de garde et les cours individuels, au risque de perdre leur emploi, alors que l'Etat se doit d'apporter une scolarisation gratuite !


Un budget contre les salarié·e·s

Ce budget fragilise le contrat de travail des salarié·e·s, à travers, notamment :

  • la suspension des annuités
  • des licenciements massifs (+ de 100 d'un coup !)
  • Le gommage des avantages relatifs que les bas salaires connaissent dans le secteur public, et qui exercent une réelle pression à la hausse pour les bas salaires du privé.
  • Le non-respect de la négociation et du partenariat social
  • L'incapacité du gouvernement à garantir qu'il respectera les accords qu'il a signés.

Un budget anti-écologique

Ce budget une offensive contre l'écologie, puisqu'il s'attaque aux politiques environnementales, de mobilité et à la transition énergétique ! C'est un revirement dangereux qui va aggraver la pollution, qui cause pourtant de plus en plus d'atteintes à la santé !

  • Subvention aux énergies renouvelables diminuée drastiquement (80% en moins : de 10 mio. à 2 mio.) réduisant l'autonomie énergétique du canton.
  • Suppression totale du fonds LDTR pour la rénovation des bâtiments (50% de l'énergie consommée à Genève, et 50% des émissions de CO2). Les rénovations sont pourtant déjà insuffisantes !
  • Aucun moyen pour appliquer l'initiative pour la mobilité douce (pistes cyclables sécurisées).
  • Baisse de fréquence des TPG et frein au développement de nouvelles lignes. Un revirement sans précédent !

Le Conseil d'Etat multiplie les déclarations d'intention mais réduit toujours plus les moyens disponibles. Résultat : la qualité de l'air est catastrophique et c'est la population qui en fait les frais !

 

Pour des services publics de qualité - Pour la défense des conditions de travail des employé·e·s des secteurs publics et privés

Depuis près de 20 ans, la droite au pouvoir et ses alliés remettent en cause le rôle de l'Etat. Dès le début des années 90, sous prétexte de difficultés budgétaires, ils ont entrepris d'attaquer les services publics, de privatiser certains services. Ils ont imposé des réductions d'effectifs et des baisses de subvention. Les prestations à la population et les conditions de travail du personnel de la fonction publique et du secteur subventionné en sont gravement affectées. Les crises économiques se sont succédées, le marché du travail s'est drastiquement dégradé et les besoins de la population en matière de protection se sont accrus.

 

Des services publics sans cesse attaqués

Durant les premières années de cette politique de redéfinition du rôle de l'Etat, on a évoqué une politique de « grignotage » pour décrire le mouvement récurrent de sape des prestations dues à la population, des effectifs, du statut de la fonction publique. On a, au fil du temps, eu l'occasion de mesurer la voracité de l'entreprise de redéfinition du rôle et du champ de compétences de l'Etat.
Aujourd'hui, on est à l'os ! La majeure partie des services fonctionnent à flux tendus, les problèmes de santé du personnel touchent un nombre croissant d'employés qui croulent sous la charge et les gestions du personnel calamiteuses. La population voit la quantité et la qualité des services publics diminuer.

 

Budget 2015: Prendre aux pauvres pour donner aux riches !

La majorité parlementaire de droite et d'extrême droite, par le projet de budget 2015, porte l'estocade. Ils mettent non seulement les services publics en danger en abaissant une fois de plus les effectifs et les subventions ; mais ils osent même diminuer les montants de références des minima sociaux pour appauvrir la classe moyenne, pour rendre les pauvres encore plus pauvres. Ceci en préservant soigneusement les intérêts des milieux qu'ils représentent, tout en asséchant les ressources de l'Etat par des réductions successives d'impôts au profit de ceux qu'ils servent.

 

Ensemble, résistons !

Il est temps de réagir face à ceux qui croient pouvoir impunément casser le service public. Une seule perspective : la mobilisation et la lutte à travers un large mouvement réunissant les prestataires, les travailleurs·euses, les associations, les syndicats, les partis politiques, etc.

Nous devons nous battre pour que les besoins de la population dictent les nécessités économiques et non l'inverse.

Résistons ensemble contre la casse des services publics et pour promouvoir une société au service des habitant·e·s et non pas des plus puissants !

 


Comité « Touche pas à mes services publics ! »

AVIVO · Assoc. Jeunes Engagés · Association de Défense des Chômeurs (ADC) · Syndicats CGAS, SEV, UNIA, SIT, SSP-VPOD, Cartel Intersyndical · APEOP · Parti Socialiste · Les Verts · Ensemble à Gauche (solidaritéS, DAL, Parti Communiste, La Gauche, Parti du Travail, Indépendants) · JS · Gauche Anticapitaliste · MvRC · «Une place pour toi dans chaque école genevoise»...