Palestine manif BE

Les sept semaines de guerre à Gaza ont suscité un mouvement de solidarité vivant mais aussi disparate en Suisse. L'objectif d'une manifestation nationale a été finalement atteint, non sans difficultés. Avec l'appel pour la manifestation du 23 août à Berne, le mouvement de solidarité en Suisse dispose néanmoins d'un programme politique pour renforcer son travail qui, de manière générale, doit contribuer à la reconnaissance et à l'application des droits inaliénables du peuple palestinien.

 

De grandes manifestations ont ponctué le mouvement de solidarité avec la Palestine : 10 000 personnes sur la place fédérale le 6 avril 2002 pour une manifestation sur la vague d'indignation contre l'opération « bouclier défensif ». Ensuite, une génération de mi­li­tant·e·s du GSsA politisés avec le mouvement altermondialiste et d'opposition aux guerres de George W. Bush a constitué le facteur rassembleur et la cheville ouvrière des grandes manifestations à Berne contre la guerre au Liban (29 juillet 2006, 4000 par­ti­ci­pant·e·s) et contre l'aggression militaire israélienne à Gaza (« plomb durci ») le 10 janvier 2009 avec 8000 personnes.

En 2014, la plus grande manifestation de solidarité a réuni près de 2000 personnnes à Genève la 26 juillet et près de 1500 à Berne le 23 août.

Parmi les difficultés pour mobiliser des secteurs normalement solidaires avec la Palestine, il y a le contexte actuel au Moyen-Orient et ailleurs : dans cet été fou de 2014, avec les guerres civiles en Syrie, Irak, Ukraine, Libye, etc., Gaza n'a plus le quasi-monopole de la souffrance de civils sous la barbarie militaire.

 

Un programme politique pour la solidarité

S'il a été très facile de rallier un large spectre politique – allant du PS à solidaritéS en passant par la Voix juive pour une paix juste en Israël et Palestine et le Collectif Urgence Palestine – au catalogue de revendications au Conseil fédéral (texte de l'appel sur urgencepalestine.ch), il a en revanche été beaucoup plus difficile de trouver un dénominateur commun sur les analyses et les positionnements qui fondent ces revendications. Le décalage est énorme entre ceux qui reconnaissent la situation d'injustice et d'oppression fondamentales subies par les Pa­les­ti­nien·ne·s depuis 1948 et les positions de ceux (comme le PSS, le GSsA-Suisse, les Verts...) qui prennent en compte uniquement la situation actuelle et renvoient dos à dos la 4e armée du monde avec les ré­sis­tant·e·s de Gaza assiégée.

D'où la difficulté majeure pour qui reconnait la totale inégalité des situations entre l'opprimé-colonisé et l'oppresseur-colonisateur : comment revendiquer l'application universelle (donc par toutes les parties) des droits humains, du droit international (les résolutions de l'ONU, les Conventions de Genève, les droits humains, ...) quand les violations de ces droits sont quasi totalement et historiquement du côté israélien ? Le compromis consistant à exiger l'application du droit international en mentionnant explicitement le catalogue des violations israéliennes sans mentionner les quelques violations imputables à la résistance armée (dont la légitimité n'est contestée par personne) essaie de correspondre à cette situation d'asymétrie totale des responsabilités.

Dans les conditions actuelles en Suisse et en Europe, on peut encore se consoler si l'on considère que les sociaux-démocrates allemands soutiennent les livraisons d'armes et de sous-marins nucléaires à Israël et que François Hollande a tenu à réaffirmer son soutien à Israël au début de cette guerre.

Avec les revendications de l'appel et avec la décision de reconstituer un réseau national permettant un minimum de coordination des différentes campagnes (contre les drônes, BDS, ...), le mouvement de solidarité dispose d'un programme politique pour renforcer son travail pour la reconnaissance et l'application des droits du peuple palestinien.

Tobia Schnebli

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