100 postes de travail supprimés chez Bell

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solidaritéS (VD) — Communiqué de presse — Mardi 15 novembre 2016

Groupe Coop : Bell ferme une usine à Cheseaux et prend en otage les travailleurs, les consommateurs, les producteurs et la collectivité. Que fait le Conseil d’Etat ?

Près de 100 postes de travail vont disparaître chez Bell suite à la fermeture de l’usine de production de viande fraîche à Cheseaux-sur-Lausanne. Bell annonce 95 millions de bénéfices et le groupe Coop en annonce 416 millions pour 2015. La direction fait des promesses de replacement mais ne donne aucune garantie. Comme dans le cas de Nissan International, elle refuse de discuter avec le syndicat Unia et rejette l’application du cadre légal sur les licenciements collectifs. solidaritéS soutient leur combat.

Les conditions de travail de l’industrie alimentaire sont déjà difficiles comme c’est le cas à Hilcona, une autre entreprise du groupe Coop qui tourne 24h/24 alors qu’il ne s’agit pas d’un hôpital. A titre d’exemple, le personnel voit ses plannings se modifier très régulièrement et des cadences augmenter. S’il connaît l’heure d’entrée à l’usine, il ne sait pas quand il en ressort. Pendant le même temps, le Conseil d’administration a décidé d’une augmentation des dividendes.

Il s’agit d’une prise en otage des travailleurs car Bell ne donne aucune garantie sur leur replacement. Les places de travail dans la boucherie sont insuffisantes dans le canton pour replacer tous le monde. Les conditions de travail et l’équivalence des postes ne seront donc pas maintenus. Or, une grande partie du personnel a 30 à 40 ans d’ancienneté dans le groupe. 

Il s’agit d’une prise en otage des consommateurs car cette restructuration ne leur bénéficie pas, au contraire. L’augmentation de la productivité va gonfler les bénéfices et les dividendes du groupe et ne va pas se répercuter sur les prix. De même, la population va acheter un saucisson vaudois qui aura traversé toute la Suisse. Le groupe travestit ainsi la réalité du label écologique et régional de la Coop.

Il s’agit d’une prise en otage des producteurs qui vont devoir couvrir les frais de transports de leur marchandise. Les producteurs sont déjà mis sous pression par la grande distribution comme dans le cas du prix du lait. Ici, ils verront une augmentation de leur frais de transport de l’ordre de 30 %. 

Il s’agit d’une prise en otage de la collectivité qui va devoir payer pour l’impact de cette stratégie. Le personnel qui ne trouvera pas d’emploi et les producteurs qui ne trouveront plus de débouchés se retrouveront à la charge d’une collectivité qui maîtrisera encore moins ce qu’elle produit et consomme.

Enfin, il est invraisemblable que les organisations syndicales soient obligées de se battre pour la simple application du cadre légal comme ce fut le cas à Nissan International dernièrement. Ces groupes n’ont pas peur de se mettre hors-la-loi pour augmenter leur marge de profit. Il est invraisemblable que le Service de l’emploi n’intervienne pas pour contrôler l’application du cadre légal et croie trop souvent aux belles promesses des employeurs. Force est de constater que les mesures cantonales pour sauvegarder l’emploi ne fonctionnent pas. Il est temps de changer de cap !

 

solidaritéS (VD)

Contact : Sébastien Schnyder – permanent solidaritéS

15 novembre 2016 | Non classé | Aucun commentaire »

Mendicité : comprendre et combattre les préjugés

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Dans le cadre du référendum contre l’interdiction de la mendicité, solidaritéS vous invite à participer à une CONFÉRENCE-DÉBAT avec la participation de chercheurs ainsi que des professionnels travaillant dans les structures d’accueil. Cette soirée aura notamment pour but de comprendre et combattre les préjugés dont sont victimes les personnes amenées à pratiquer la mendicité.

Intervenants :

Jean-Pierre TABIN et René KNÜSEL, chercheurs spécialistes des politiques sociales et auteurs de l’ouvrage « Lutter contre les pauvres: les politiques face à la mendicité dans le canton de Vaud ».

Yan DESARZENS, directeur général de la Fondation Mère Sofia.

 

Conférence débat
9 novembre 2016
20h à La Fraternité
10 Rue de la Madeleine
Lausanne
Entrée libre

 

6 novembre 2016 | Non classé | Aucun commentaire »

Interdiction du rassemblement d’extrême-droite du 5 novembre à Lausanne

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solidaritéS a pris connaissance de la décision du conseil d’Etat vaudois d’interdire le rassemblement organisé par le PNS (groupuscule d’extrême-droite d’obédience fasciste) dans les environs de Lausanne, initialement prévu le samedi 5 décembre. solidaritéS renonce ainsi à appeler à une manifestation le même jour.

Néanmoins, les événements d’ampleur survenus récemment en Suisse alémanique à Unterwasser et à Kaltbrunn qui a réuni jusqu’à 5000 personnes, la conférence organisée par Egalité et Réconciliation avec la venue d’Alain Soral le 12 novembre à Genève ainsi que celle de Résistance Helvétique le 19 novembre à Lausanne témoignent d’un climat inquiétant.

Ces groupes doivent être combattus politiquement partout où ils agissent. Il n’est pas question que leurs messages de haine raciale et leur idéologie ultra-réactionnaire puissent essaimer en s’octroyant un vernis de respectabilité dans de tels rassemblements. C’est pourquoi nous appelons donc toujours à une mobilisation large et unitaire à l’occasion notamment de la venue d’Alain Soral à Genève le 12 novembre.

Pas de fachos dans nos quartiers ! Pas de quartier pour les fachos !

 

 

3 novembre 2016 | Non classé | Aucun commentaire »

Mobilisons-nous contre l’extrême droite! Pas de fascistes dans nos quartiers!

 

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Avec d’autres associations et partis, solidaritéS appelle toutes les forces démocratiques, associations, syndicats, collectifs et autres groupes et personnes à un rassemblement de protestation le samedi 5 novembre, (dont le jour et l’heure précise seront communiqués jeudi) pour dénoncer la tenue d’une conférence et d’un concert organisée à Lausanne par des organisations FASCISTES et NÉO-NAZIS.

Le Parti Nationaliste Suisse est une organisation d’obédience fasciste. Il organise une conférence sur le nationalisme le samedi 5 novembre dans la région lausannoise. Cette dernière sera suivie de concerts faisant référence au régime nazi comme Blitzkrieg ou Meine Ehre heisst Treue (devise des SS). Les conférenciers sont Philippe Brennenstuhl, fondateur et président du Parti Nationaliste Suisse, Daniel Conversano, qui promeut sur Internet des idées ultra-nationalistes racistes et antisémites, et Sébastien de Boëldieu, de l’organisation italienne CasaPound dont les membres se présentent comme les « fascistes du 3ème millénaire ».

Cet événement fait suite au concert d’Unterwasser qui a réuni 5000 néonazis et à celui de Kaltbrunn dans le canton de Saint-Gall. Parallèlement, le groupuscule fasciste français Egalité et Réconciliation organise le 12 novembre la venue d’Alain Soral pour une conférence dans la région genevoise. Enfin, l’organisation Résistance Helvétique prévoit de tenir une conférence le 19 novembre à Lausanne.

Le fascisme n’est pas un courant politique comme un autre et ne doit pas être traité comme tel. Les groupes fascistes promeuvent ouvertement une idéologie raciste, sexiste, homophobe et défendent l’avènement d’un ordre autoritaire. Historiquement, leurs organisations se sont développées dans le but explicite de détruire les forces politiques et syndicales de gauche par la violence. En en plus de promouvoir leur idéologie ultra-réactionnaire, les fascistes cherchent aujourd’hui à normaliser leur existence et à se doter d’un vernis de respectabilité à travers ces conférences.

C’est pourquoi les forces démocratiques, associations, syndicats, collectifs et autres groupes et personnes soussignés appellent à se mobiliser largement pour dénoncer la tenue de tels événements par ces organisations fascistes. Dans cet esprit, Nous appelons d’ores et déjà à un rassemblement le samedi 5 novembre. Le lieu et l’heure seront communiqués dans le courant de la semaine. 

No pasarán!
Pas de fascistes dans nos quartiers!

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2 novembre 2016 | Non classé | Aucun commentaire »

Téléchargez le référendum contre l’interdiction de la mendicité

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Téléchargez la feuille de récolte [PDF]

Qui peut signer ?

Les Suisses et Suissesses âgé(e)s de 18 ans révolus, qui ont leur domicile dans le canton de Vaud.

Comment signer ?

Téléchargez et imprimez la feuille et signez-la manuellement. Toutes les personnes inscrites sur une même feuille de signatures doivent impérativement être de la même commune (par exemple : Lausanne).

La récolte de signatures est un droit citoyen. Il est autorisé partout sur la voie publique à toute personne, quels que soient son âge et sa nationalité, à condition de ne pas gêner les autres usagers.

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28 octobre 2016 | Vaud | 2 Commentaires »

Référendum contre l’interdiction de la mendicité

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Mendier pour survivre n’est pas un délit.
Luttons contre la pauvreté et pas contre les pauvres !

Communiqué de presse (Lausanne, le 10 octobre 2016)

Mardi 27 septembre 2016, le Grand Conseil a approuvé l’interdiction de la mendicité dans le canton de Vaud à une courte majorité. Cette décision choque un nombre important de citoyens et citoyennes. Criminaliser le geste de demander l’aumône est inadmissible dans une société démocratique. Cela porte une atteinte inacceptable à des droits fondamentaux de la personne humaine, à commencer par celui de demander de l’aide quand on n’a plus rien.

L’interdiction de la mendicité nous rappelle les plus sombres pages de régimes autoritaires dans l’histoire.

Les associations et partis politiques soussignés s’adressent aujourd’hui au gouvernement vaudois pour qu’il propose rapidement un projet garantissant le droit fondamental de demander l’aumône. Ils se sont associés pour lancer un référendum contre cette loi d’interdiction afin de susciter un large débat citoyen, relatif notamment au respect de la dignité humaine de chacune et chacun, au refus de toute forme de discrimination, ainsi qu’aux réponses nécessaires au développement des inégalités sociales, de la précarité et de l’extrême pauvreté.

Nous nous engageons dans ce combat référendaires avec des forces et des moyens très limités. Pour que le référendum puisse aboutir, nous comptons sur le fait que nombre de nos concitoyens-ennes partagent notre indignation et sont prêts à le faire signer. Mais surtout, nous appelons tous les partis politiques (socialistes, Verts, Verts’lib et PDC-Vaud libre), qui se sont opposées à l’interdiction lors du vote parlementaire, à s’engager résolument pour la récolte de signatures. Il ne s’agit en effet pas seulement de déclarer son opposition, mais de la manifester par des engagements concrets et significatifs sur ce point. Il en va du respect des droits de chacun et chacune dans cette société. Mendier pour survivre n’est pas un délit !

 

Comité vaudois contre l’interdiction de la mendicité :

 

Yan Desarzens (Directeur général de la Fondation Mère Sofia)

Joao Lemos (Responsable à la communauté Emmaüs)

Anne-Catherine Reymond (Présidente de la communauté Sant’Egidio)

Véra Tchérémissinoff (Présidente d’Opre Rrom)

Hadrien Buclin (Conseiller communal, Lausanne, solidaritéS)

Christiane Jaquet-Berger (Députée, POP)

Ilias Panchard (Co-président des Jeunes Verts)

Romain Pilloud (Porte-parole de la Jeunesse socialiste vaudoise)

Mathilde Maillard (Jeunes libéraux-radicaux vaudois)

 

10 octobre 2016 | Vaud | Aucun commentaire »

Référendum contre l’interdiction de la mendicité

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solidaritéS Vaud – communiqué de presse – Jeudi 29 septembre 2016

Interdiction de la mendicité dans le canton de Vaud
Le Grand Conseil s’attaque aux pauvres au lieu de combattre la pauvreté.
solidaritéS Vaud est prêt pour un référendum.

Mardi 27 septembre, le Grand Conseil a approuvé par 60 voix pour, 56 contre et cinq abstentions l’initiative de l’UDC, visant à interdire la mendicité dans le canton.

solidaritéS Vaud est scandalisé par ce vote majoritaire inacceptable du parlement cantonal. L’initiative porte atteinte à l’un des droits les plus fondamentaux de la personne humaine : demander de l’aide quand on n’a plus rien.

Qu’est-ce qu’une société qui criminalise le geste de l’aumône ? Cette loi aboutira au résultat scandaleux de s’attaquer aux plus pauvres, et non à la pauvreté.

solidaritéS Vaud est favorable au lancement d’un référendum dans le cadre d’un front large de forces politiques, associatives et syndicales. Dans les jours qui viennent, nous effectuerons les démarches nécessaires pour vérifier si les conditions d’un lancement d’un référendum sont réunies.

Contact presse 
Pierre Conscience

 
 

29 septembre 2016 | Grand Conseil / Non classé | Aucun commentaire »

Les nôtres : Pierre-Yves Oppikofer

 

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Mercredi 17 août au soir, un cœur généreux s’est arrêté de battre. Rentrant de son travail, notre camarade et ami Pierre-Yves Oppikofer s’est effondré devant l’entrée de son logement. Agé de 61 ans, il fut de toutes nos luttes. Nous lui rendons hommage ici.

Nous ne reverrons plus cette longue silhouette portant inévitablement un porte-documents débordant de papiers multiples et divers dans lequel il piochait, à la recherche d’un ordre du jour, d’un texte ou d’une convocation. Nous n’entendrons plus ses interventions en AG, prononcées d’une voix douce, quelquefois même un peu inaudible. C’est que Opi, comme nous l’appelions, n’avait pas besoin de hausser le ton pour défendre ses convictions, appuyées sur de solides lectures, notamment en économie politique, et une longue expérience du monde du travail.

Natif de La Chaux-de-Fonds, ce fils d’ingénieur en mécanique indépendant, aîné d’une fratrie de trois enfants, fera ses premiers pas politiques en ferraillant contre la guerre du Vietnam dans un débat de classe. L’antimilitarisme ne le quittera plus, renforcé par l’accueil plutôt tendu qu’une partie de la population chaux-de-fonnière réservera au défilé militaire de 1970.

Antimilitarisme et luttes ouvrières

A la recherche d’une orientation politique plus générale, le jeune militant va rencontrer alors l’antimilitarisme révolutionnaire de la Ligue marxiste révolutionnaire (LMR), organisation qui en plus a l’avantage de fournir une explication cohérente du développement de la bureaucratie en Union soviétique. Dans les années qui suivent la répression brutale du Printemps de Prague, c’est un élément qui compte. Adhérant formellement en 1973 à la Ligue, il militera alors comme nous tous et toutes dans l’urgence d’une révolution qui, nous n’en doutions pas, pointerait bientôt son nez de vieille taupe. Pas nécessairement en Suisse, Pierre-Yves comme d’autres connaissait trop bien la réalité conservatrice du pays pour le croire, mais qui sait, dans un pays du sud de l’Europe peut-être.

Opi poursuivra son action antimilitariste dans l’organisation et l’animation des comités de soldats et de caserne. Il participera avec ardeur au soutien de la lutte des LIP et de celles des ouvriers de Bulova et Dubied (1976). Dans un texte destiné à un fonds d’archives qui sera prochainement rendu public, il témoigne de la forte impression ressentie lorsque plus d’un millier de travailleurs de Dubied manifestèrent à Neuchâtel en scandant « Non à la paix du travail ».

Ayant quelque peu délaissé ses études de droit au profit d’un militantisme de tous les instants, il se dirigera ensuite vers une formation de mécanicien de précision. Il restera dans l’industrie des machines neuchâteloise jusqu’en 1988. Période de dur apprentissage du militantisme d’atelier et de confrontation avec la bureaucratie syndicale, qui tentera, sans succès, d’empêcher son élection à la tête de l’Union syndicale de la ville de Neuchâtel. Ce ne sera pas le seul épisode dans sa vie syndicale ou il devra affronter des vents contraires, avec une impressionnante solidité personnelle. Après un emploi dans l’industrie des machines vaudoise, il deviendra secrétaire syndical du Syndicat des services publics (SSP-VPOD). Conjointement à son travail syndical, Opi participera — après le délitement du Parti socialiste ouvrier (PSO), qui avait succédé à la LMR ­— à la fondation, en terre vaudoise, du mouvement solidaritéS. Il y assumera des responsabilités internes et externes, portant nos couleurs à plusieurs reprises au Conseil communal lausannois. Cet hommage serait toutefois incomplet si nous ne mentionnons pas son séjour d’un an et demi aux côtés de la Révolution nicaraguayenne à la fin des années 80.

Solide et discret

Père à 24 ans, Opi a connu une vie familiale riche, mais il était d’une discrétion rare sur ces aspects, gardant son jardin personnel à l’abri des curieux. Ce n’est presque qu’accidentellement que l’on découvrait l’une ou l’autre facette de sa personnalité. Là par une anecdote, ici par une information lâchée au détour d’une phrase ou encore lors de réunions entre proches. Pierre-Yves n’avait rien d’un bavard sur le plan personnel. Et cela se traduisait aussi dans son inimitable manière de téléphoner. On savait tout de suite lorsqu’Opi vous appelait. Non pas à cause de sa voix ou de son ton, mais bien à cause du silence qui précédait son annonce. Comme une ultime retenue avant de se lancer dans la communication.

Cette retenue s’étendait aussi à ses drames personnels. Marqué par la disparition accidentelle, il y a quelques années, d’un de ses fils, il n’en laissa paraître que le moins possible à son entourage militant, sans diminuer son engagement. Cette pudeur affective était une forme de politesse, un refus d’embarrasser les autres de ses petits et grands tracas.

Pierre-Yves, merci pour tout, et que la terre te soit légère, comme disent les anarchistes espagnols.

A sa famille, à ses enfants et petits-enfants, solidaritéS adresse ses messages de profonde sympathie.

 

Daniel Süri

 

La cérémonie d’adieu se déroulera le vendredi 26 août 2016 à 11h, au Centre funéraire de Montoie, Chapelle B.

 

 

 

 

 

 

 

22 août 2016 | Non classé | Aucun commentaire »

Sleep-in : les élu-e-s solidaires des migrant-e-s

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Les soussigné.e.s, élu.e.s aux législatifs des villes de Lausanne et Renens, dénoncent fermement les pratiques policières abusives (confiscation d’argent et de papiers), les contrôles au faciès et les mesure coercitives pratiquées contre des migrant.e.s aux alentours du Sleep-in de Renens. Ces démarches vont à l’encontre du respect de la dignité humaine et de la défense des droits fondamentaux qui incombent au canton et aux autorités de ces villes.

Les migrant.e.s trouvant refuge au Sleep-in de Renens sont pour la plupart sans-papiers ou menacé.e.s de renvoi dans le cadre des accords « Dublin », et n’ont d’autres perspectives que la précarité extrême de la rue ainsi que la survie au jour-le-jour, fautes de politiques inclusives des autorités fédérales et cantonales qui leur permettraient d’avoir une place dans la société. La répression à laquelle s’associent les Municipalités de Lausanne et de Renens ne fait que renchérir cette misère du quotidien, sans y apporter aucune solution concrète. Cette politique de répression ne fait que repousser les migrant.e.s en dehors des frontières communales ou cantonales. Ceux-ci et celles-ci reviendront irrémédiablement, car il est illusoire de penser que ces mesures coercitives limiteront les flux migratoires ou enlèveront aux migrant.e.s leur envie et leur droit inaliénable de rechercher un futur et une perspective de vie digne.

Nous sommes pleinement solidaires des habitant.e.s des Jardins du Sleep-in et des personnes arrêtées à la suite des déclarations scandaleuses de Mme Sommaruga, le 6 juin 2016. Nous nous tenons à disposition de ces personnes et des citoyen.ne.s solidaires, dans la mesure de nos moyens, pour porter leurs revendications dans le débat public et contribuer à améliorer leurs situations. Nous nous battons en particulier pour que les villes de Lausanne et Renens cessent immédiatement d’appliquer les mesures de contraintes à l’égard des personnes sans-papiers ou requérant.e.s d’asile, pour une augmentation du budget alloué aux structures d’accueil d’urgence telles que le Sleep in de Renens, pour l’ouverture rapide de 1’500 places d’accueil supplémentaires pour l’accueil des réfugié.e.s qui ont traversés la Méditerranée ou les barbelés des frontières turques. Et surtout, nous défendons la création de mesures et de programmes visant à l’employabilité et à la rémunération directe des migrant.e.s.

Lausanne et Renens doivent enfin se déclarer « Villes-Refuge », et mettre sur pieds une politique en cohérence avec une telle déclaration d’intention.

(Communiqué de presse à l’attention des représentant.e.s de la presse vaudoise)

Les Conseillers-ères communaux-ales signataires:

Johnson Bastidas (Fourmi Rouge, Renens)
Martha Isabel Bejarano (FR, Renens)
Hadrien Buclin (Ensemble à Gauche, Lausanne)
Claude Calame (EàG, Lausanne)
Pierre Conscience (EàG, Lausanne)
Jean-Michel Dolivo (EàG, Lausanne)
Johann Dupuis (EàG, Lausanne)
Alain Hubler (EàG, Lausanne)
Pierre-Yves Oppikofer (EàG, Lausanne)
Johan Pain (EàG, Lausanne)
Janine Resplendino (EàG, Lausanne)
Marlène Voutat (EàG, Lausanne)

27 juin 2016 | Accords Dublin / Conseil communal / Migrant-e-s / Non classé | Aucun commentaire »

Café politique : Le Pape François – un révolutionnaire ?

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Conférence-débat de solidaritéS Vaud avec :
Jacques Berset (journaliste RP à Cath.ch)

Le nouveau Pape François élu en 2013 étonne. Ses prises de positions tranchent non seulement avec l’attitude traditionnelle de l’église catholique mais aussi avec les logiques du système économique actuel:
► Soutien aux réfugiés
► Positions sociales relativement progressistes (homosexualité, LGBT, institution du mariage)
► Préoccupation écologique forte (Encyclique écologique Laudato si’)
► Dénonciation de l’accaparement des terres par les instituts financiers
► Remise en question de la spéculation financière

Quelles sont sa formation et trajectoire religieuse et politique ?
Quel pari a bien pu faire le Vatican en élisant le Pape Francois ?
Est-il un véritable allié des mouvements sociaux ?
Comment est-il perçu au sein de la communauté religieuse suisse ? 


Jeudi 2 juin 2016 à 20h00

Espace Dickens
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Lausanne

19 mai 2016 | Activités | Aucun commentaire »

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