Archive Vaud

Invitation à la constitution d’une liste unitaire de la gauche combative pour l’élection au conseil communal de Lausanne en mars 2011.

gaucheem-solidarites.jpg

Invitation pour réunion commune POP-solidaritéS élections communales Lausanne

Chère et cher camarade,

Le POP & Gauche en mouvement et solidaritéS vous invitent à participer à une première rencontre dans le but de constituer une liste unitaire de la gauche combative pour l’élection au conseil communal (législatif) de la commune de Lausanne qui se déroulera en mars 2011.

Cette rencontre se tiendra le mercredi 22 septembre 2010 à 20h à la Frat’, pl. Arlaud 2.

Rappelons qu’actuellement le POP & GM et solidaritéS sont représentés au conseil communal, sous la bannière d’A Gauche Toute !, par 12 élu-e-s et à la Municipalité par un élu. Lors de cette soirée, un bilan du travail du groupe parlementaire et du conseiller municipal, Marc Vuilleumier vous sera présenté.

Si vous êtes intéressé-e à figurer sur la liste de la gauche combative en mars 2011 et/ou à participer à la campagne électorale qui commencera dès janvier 2011, votre présence le 22 septembre nous réjouirait ! Il n’est point besoin d’être membre d’une ou l’autre de  nos formations, mais bien entendu d’être d’accord avec les propositions que nous défendrons, notamment à cette occasion. En effet, nous voulons rassembler sur cette liste le plus grand nombre de personnes possible, issues de milieux différents (associatif, culturel, syndical, de défense de l’environnement, de défense des immigrés, féministe,…).

Le 22 septembre, nous discuterons en particulier du nom de notre liste et de son programme. Chaque contribution sera la bienvenue. À l’issue de cette rencontre, un groupe de travail se formera pour rédiger une proposition de programme en vue de la législature à venir.

Si vous ne pouvez pas être présent-e le 22 septembre au soir, mais que vous êtes intéressé-e à participer à ce projet, vous pouvez contacter l’un ou l’autre des signataires de cette invitation et nous vous tiendrons au courant de la suite.

Avec nos salutations cordiales

Pour le POP & GM : Torriani Elena 077/ 413 73 29
Pour solidaritéS : Dolivo Jean-Michel 078/ 802 84 66

août 30 2010 | Conseil communal and Vaud and Lausanne | aucun commentaire »

Signez la pétition de soutien aux salarié·e·s de l’entreprise Barbey SA

 Sandwich

Le 25 mai 2010, les salarié·e·s de l’entreprise Barbey SA (industrie alimentaire) à Granges-près-Marnand ont, avec le soutien du syndicat Unia, arrêté le travail pour dénoncer leurs conditions de travail pénibles et obtenir satisfaction sur leurs revendications. Le quotidien des salarié·e·s est constitué de brimades, d’absence totale de respect et surtout de violations répétées de la loi en lien avec la non-comptabilisation des heures supplémentaires travaillées. Qui plus est, des représailles antisyndicales (licenciements, avertissements) ont été effectuées par l’entreprise suite à de simples assemblées du personnel.

Téléchargez la pétition (.doc)

mai 28 2010 | Féminin/masculin and santé and Economie and Vaud and Grand Conseil and Travail | aucun commentaire »

Harcèlements et souffrance au travail à l’Etat de Vaud: une protection à renforcer

Avec l’appui du syndicat SUD, Jean-Michel Dolivo (AGT, POP-solidaritéS) a déposé un postulat, demandant le renforcement de la protection des personnes plaignantes et des témoins dans les cas de harcèlement psychologique, sexuel ou de souffrances au travail dans la fonction publique vaudoise.

undefined 

Soutenu par 34 député·e·s, le postulat demande d’abord que le Conseil d’Etat rédige un rapport permettant de se faire une idée claire, précise et complète de la situation en matière de harcèlement à l’Etat de Vaud. Sur cette base, il sera ensuite possible d’établir l’opportunité de renforcer la protection des personnes plaignantes et des témoins.    Certes, il existe un article 23 du Règlement qui fournit théoriquement une protection, puisque ni les témoins, ni les personnes plaignantes ne doivent subir un préjudice du fait de leur démarche ou de leur déposition. En pratique, il en va bien autrement. La hiérarchie pèse de tout son poids sur les subalternes. Et lorsque le hiérarque qui bloque l’affaire est un conseiller d’Etat, le chemin de croix du ou de la plaignante commence !    Le postulat propose donc que les témoins puissent être assistés et accompagnés lors de rapports hiérarchiques avec un supérieur faisant l’objet d’une plainte. Des procès-verbaux validés par les deux parties doivent être établis et versés au dossier personnel ; cette protection doit se poursuivre deux ans après l’issue de l’affaire. Si le témoin le désire, il peut bénéficier d’un droit de transfert, avec obligation de résultat pour l’employeur.    Pour les personnes plaignantes, dès l’ouverture du dossier d’investigation, les rapports hiérarchiques avec le supérieur faisant l’objet d’une plainte doivent être suspendus. En clair : les instructions pour le travail sont transmises par un·e autre responsable, qui assurera aussi le processus de suivi et d’évaluation. Le ou la plaignante doit pouvoir, dès le départ, choisir de rester sur son lieu de travail ou de bénéficier d’un droit de transfert, avec obligation de résultat pour l’employeur. Des mesures de protection contre le congé, analogues à celles de la Loi sur l’égalité (LEG) doivent s’étendre durant deux ans.Daniel Süri

mai 18 2010 | Vaud and Travail | aucun commentaire »

1er mai unitaire : syndicats locaux, migrants, sans-papiers, chômeurs, etc. etc.

1er Mai 2010

51solidarites-jeunes21.jpg

37solidarites4jpg.jpg

Voir albums photo de la marche et la soirée

mai 18 2010 | Vaud and Lausanne and international and Images et paroles and Travail | aucun commentaire »

Suisses-immigrés: même patron, même combat!

Manifestation du 1er Mai: Départ 16h30 devant le Tribunal fédéral


La crise qui a éclaté en été 2008 a accru tous les réflexes de rejet vis-à-vis des populations immigrées. L’initiative anti-minaret et la future initiative pour le renvoi des étrangers criminels en sont les reflets les plus patents. A cela s’ajoutent des attaques plus souterraines, telles les diverses motions sur l’interdiction du port du voile (rejetée à Zurich, en attente à Neuchâtel et Vaud). Cette accumulation d’actions stigmatisantes débouche sur une droitisation du contexte politique suisse dans son ensemble, sur une banalisation de toutes les formes de discriminations et, surtout, elle aboutit à une division entre travailleurs-euses “suisses” et “étrangers-ères”!!Sur le marché du travail, les étrangers-ères se trouvent encore cantonné-e-s aux secteurs les plus pénibles et les plus précaires (nettoyage, travail domestique, hôtellerie, bâtiment etc.). En outre, ce sont essentiellement eux-elles qui servent de main d’œuvre corvéable à merci, tout particulièrement dans l’agriculture (secteur non-soumis à la loi sur le travail). Ce secteur  en effet, compte une main d’œuvre étrangère d’environ 13′000 personnes (2007) et entre 5000 et 8000 personnes sans statut légal. Les heures de travail s’étendent de 48 à 66h hebdomadaires selon les cantons, pour un salaire moyen brut d’environ 2905 fr, sans 13e salaire et sans accès ni aux prestations sociales, ni aux droits politiques les plus élémentairesNous refusons d’être les complices d’une telle hypocrisie, nous n’acceptons pas que le racisme serve de paravent à la dénonciation des réels responsables de cette crise (banquiers, assureurs, spéculateurs et consorts !) et nous plaidons pour une solidarité sans failles entre tous les travailleur-euses, quelles que soit leurs origines !SolidaritéS revendique :

• la régularisation des sans-papiers
• l’accès à la formation professionnelle pour les jeunes étranger-ère·s
• un salaire minimum décent et les mêmes droits économiques et sociaux pour tous les salarié·e·s
• un véritable combat contre toutes les formes de racisme et de discriminations

Extrait du tract 1er Mai de solidaritéS

avril 12 2010 | Vaud and Berne and Travail and antiracisme | aucun commentaire »

Génération précaire

Manifestation du 1er Mai: Départ 16h30 devant le Tribunal fédéral

Génération précaire

Les révoltes de la jeunesse, en France en 2006 ou en Grèce en 2009, ont mis en évidence l’existence en Europe d’une génération précaire, particulièrement touchée par la pauvreté, le manque de places de formation et le chômage. En Suisse, la jeunesse issue des milieux populaires n’échappe pas à cette réalité. Dès le début de la crise économique, les stagiaires, les intérims, les jeunes engagés en contrats précaires ont été les premiers à être mis à la porte par les entreprises. Résultat, le chômage a plus que doublé chez les 16-24 ans.La situation est devenue à ce point critique que même pour les jeunes qui ont eu accès à une formation supérieure, c’est la galère : 30% des étudiant-es n’ont toujours pas d’emploi 20 mois après l’obtention de leur diplôme.Mais encore faut-il avoir la chance de trouver une place de formation. Plus de 25000 jeunes sont en recherche d’un apprentissage dans le pays. Or, l’absence de formation ne fait qu’aggraver le risque de chômage. De plus, le racisme et les discriminations à l’embauche sont le lot quotidien des jeunes immigré·e·s : alors que plus de 80% des jeunes d’origine suisse trouvent une place d’apprentissage, seulement la moitié des jeunes étrangers en ont une. L’augmentation du taux de sans-emploi dans la jeunesse profite aux employeurs qui peuvent accroître la pression sur leurs apprenti·e·s et leurs employé·e·s. Et le gouvernement ne fait que les aider à exploiter toujours davantage les jeunes : il vient par exemple de supprimer la protection contre le travail de nuit et du dimanche pour les moins de 20 ans !

Pour lutter contre la précarité des jeunes, solidaritéS exige notamment :
• La fin des contrats précaires et la généralisation des CDI
• Le retrait de la révision de la loi sur l’assurance chômage et la suppression de l’obligation de cotiser pour toucher les indemnités chômage
• La création de 10′000 places d’apprentissage dans les écoles professionnelles
• Une allocation pour tous les jeunes en formation équivalente à l’aide sociale

Extrait du tract 1 er mai de solidaritéS

avril 07 2010 | Economie and Vaud and Berne and Travail | aucun commentaire »

Ah, elle est belle, leur crise !

Manifestation du 1er Mai: Départ 16h30 devant le Tribunal fédéral
Parti avec la caisse
A fin février, le canton de Vaud comptait plus de 26000 personnes à la recherche d’un emploi. Soit un taux de 7,8 % de la population active, en augmentation de 25 % sur un an. Parmi les sans-travail déclarés, près d’un quart sont des chômeurs et chômeuses en fin de droits et iront au mieux grossir les rangs des bénéficiaires du revenu d’insertion. Lausanne en comptait plus de 7’000 en décembre 2009.
Et c’est justement au moment où tout devient plus difficile pour les salarié·e·s que la vraie racaille, celle qui nous gouverne, choisit de durcir encore plus l’assurance-chômage. Pour les jeunes, comme pour les travailleurs et travailleuses âgés, cette «assurance» rabote une fois encore ses prestations. Alors qu’elle devait être une protection contre les effets néfastes des licenciements, elle devient de plus en plus une fabrique de l’indigence et de la précarité.
Bien sûr, il faut savoir répondre à cette arrogance des nantis et leur retourner sans tarder leur projet dans les gencives. Après le référendum contre la LPP, signons et faisons passer celui contre la LACI ! En attendant celui contre la 11e révision de l’AVS…
Car ils s’acharnent, les vautours. Et cela devrait nous mettre la puce à l’oreille. Les batailles défensive sont, certes, nécessaires, mais il faut aller au-delà, reconstruire peu à peu un rapport de force plus favorable et ne pas craindre d’empiéter sur leur sacro-sainte compétitivité. Qui, le plus souvent, n’est qu’une excuse toute trouvée pour licencier au premier revers conjoncturel et continuer à s’en mettre plein les poches. Alors que les bonus s’envolent de nouveau, les patrons se proposent de geler les salaires de ceux qui ont (encore) un emploi. Visiblement la crise n’est pas la même pour tout le monde. Refusons de payer pour leur crise ! Interdisons les licenciements, en premier lieu dans les entreprises qui font des bénéfices !
Car si nous les laissons sans cesse définir les règles du jeu à leur profit, rien ne changera vraiment, à quelque niveau que ce soit. Plus de 200 millions de chômeurs et de chômeuses au niveau mondial, plus d’un milliard de personnes sous-alimentées nous rappellent chaque jour que ce système en faillite n’a pas de légitimité. Ne lâchons rien de nos droits !

Extrait du tract 1er Mai de solidaritéS

avril 07 2010 | Economie and Vaud and Travail | aucun commentaire »

Non aux forfaits fiscaux vaudois!

Cadeaux IkeasolidaritéS soutient et récolte pour l’initiative vaudoise pour l’abolition des forfaits fiscaux accordés aux riches étranger·e·s

Vous pouvez télécharger la feuille de signature ici

Et voici l’argumentaire du comité d’initiative:

1. Les forfaits fiscaux sont injustes et antisociaux
La Constitution fédérale prévoit que l’imposition doit satisfaire aux principes de l’égalité de traitement et de la capacité économique. Ceci signifie que deux contribuables disposant de la même situation économique doivent être traités de la même façon et qu’un contribuable aisé doit contribuer davantage qu’un autre qui l’est moins. L’imposition à forfait contrevient à ces deux principes. A Epalinges, le fondateur, M. Kamprad, dont la fortune est estimée à CHF 40 milliards, n’est pas le plus gros contribuable de la commune ! Alors que chacun est taxé jusqu’au dernier centime sur son revenu et sa fortune, une minorité de personnes ultra-fortunées ne s’acquittent que d’un montant symbolique. Cette injustice doit être corrigée. lire la suite »

mars 29 2010 | Economie and Vaud and international | aucun commentaire »

Lausanne: une formation professionnelle pour les jeunes sans-papiers !


La Municipalité lausannoise a rendu public, fin février 2010, un Rapport-préavis à l’intention du législatif de la ville concluant à l’ouverture de l’accès à des places d’apprentissage dans l’administration communale pour des jeunes sans-papiers ayant terminé leur scolarité obligatoire à Lausanne. L’exécutif communal a notamment «souligné l’inégalité de traitement entre jeunes clandestins dès lors que le droit à la scolarisation post-obligatoire est accordée aux seuls jeunes suivant la voie gymnasiale et est refusée à ceux qui suivent la formation professionnelle en école à temps plein ou en apprentissage dual». Il relève que «du point de vue social, offrir un apprentissage à des jeunes renforce le acquis de l’éducation antérieure ainsi que l’intégration sociale (…) A un âge où le jugement moral est très important, le frein à la formation et le retour contraint à une vie recluse de la société pourraient être ressentis par les jeunes comme une pénalisation supplémentaire et une exclusion»

Un large soutien
Le Centre social protestant (CSP-Vaud), le Collectif vaudois de soutien aux sans-papiers (CVSSP), l’Entraide Protestante Suisse (EPER) et le Syndicat des services publics (enseignement) ont soutenu fermement la décision de la Municipalité, rappelant que des milliers d’enfants scolarisés en Suisse quittent chaque année les bancs de l’école sans aucune perspective professionnelle. La Suisse a pourtant ratifié, en 1997, la Convention internationale des droits de l’enfant de l’ONU qui, à son article 28, garantit le droit à la formation. Or, l’absence de permis de séjour constitue un handicap insurmontable au moment de commencer une formation comme apprenti ou apprentie. En novembre 2009, le Grand Conseil vaudois avait accepté une initiative cantonale à l’intention de l’Assemblée fédérale (voir «solidaritéS» nº 159), déposée par les députés Serge Melly, radical, et Jean-Michel Dolivo, AGT (POP – solidaritéS), demandant l’accès à la formation professionnelle pour les jeunes sans statut légal. Le Grand Conseil du canton de Bâle-ville ainsi que le Conseil municipal de Zurich viennent d’accepter une initiative identique. Des initiatives cantonales, motions, postulats ou interpellations semblables, et en attente de traitement, ont également été déposées dans les Grands Conseils de Genève, Lucerne, Valais, Berne, Zurich, Jura, Soleure, Neuchâtel et Bâle-campagne, ainsi qu’au Conseil communal de la ville de Berne. Des motions sont également en discussion aux Chambres fédérales. Pour rappel, plusieurs associations et syndicats mènent une campagne nationale intitulée «Aucun enfant n’est illégal» pour sensibiliser le public sur la situation des enfants sans autorisation de séjour en Suisse. La campagne revendique, entre autres, le droit à la formation post-obligatoire et la régularisation facilitée des enfants et de leur famille. Un manifeste circule jusqu’à fin avril 2010.
lire la suite »

mars 03 2010 | Berne and Vaud and Lausanne and Grand Conseil and Travail and antiracisme | aucun commentaire »

4e révision de la LACI: Quelles conséquences pour le canton de Vaud  ?

Après avoir rappelé que la révision de la Loi sur l’assurance-chômage (LACI) prévoyait une série de réductions des prestations, Jean-Michel Dolivo, au nom d’A Gauche toute ! (POP-solidaritéS) a interpellé le gouvernement vaudois sur les charges supplémentaires qui en découleront pour le canton.

« Lors de sa session de décembre 2009, le Conseil national a durci encore le projet de 4e révision de l’assurance-chômage. Une majorité parlementaire a décidé que les chômeurs de moins de 30 ans sans obligation familiale n’auront droit qu’à 260 indemnités journalières (400 aujourd’hui), les chômeurs de moins de 25 ans n’auront droit qu’à 130 indemnités et les personnes de moins de 30 ans pourront se voir imposer n’importe quel travail. Le délai d’attente passera de 120 jours à 260 jours pour les personnes qui viennent d’achever leur formation. Un transfert de charges vers les parents et l’aide sociale !
Or, selon les données de l’Office fédéral des statistiques (OFS), 28 % des étudiants sont encore sans emploi 20 mois après l’obtention de leur diplôme (OFS, Taux d’entrée dans la vie professionnelle HEU). Une mesure qui va aggraver la précarité des étudiants, une fois leurs études terminées, et dévaloriser nombre de diplômés en les obligeant à accepter un emploi pour lequel ils sont surqualifiés. Les chômeurs de longue durée verront le montant de leur indemnité baisser de 5 % après 260 jours d’indemnisation puis de 5 % encore après 330 jours d’indemnisation.
Une étude réalisée en 2009 par la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) met en évidence le fait que les mesures prévues par la 4e révision de la LACI « peuvent par exemple aboutir à ce qu’une partie des demandeurs d’emploi soient exclus plus tôt de l’assurance-chômage; ils devront donc entamer plus rapidement leur patrimoine privé avant de recourir, plus tôt et pour une part, à l’aide sociale; les réductions des prestations sont également susceptibles de créer davantage de chômeurs qui, de surcroît, auront besoin de versements de l’aide sociale. Par ailleurs, en comparaison du statut de « chômeur », le fait de dépendre de l’aide sociale stigmatise davantage, ce qui a souvent des incidences négatives sur la santé des bénéficiaires de l’assistance, sur leurs chances de s’imposer sur le marché du travail ainsi que sur leur acceptation et intégration sociales ». Cette étude montre que les cantons et les communes seront confrontés à « des charges supplémentaires notables, l’essentiel de celles-ci prenant la forme d’une hausse des coûts de l’aide sociale ». L’estimation des charges supplémentaires frappant ces collectivités publiques est, selon l’étude, de 137 à 236 millions de francs par an.

• Quels sont les coûts supplémentaires qui devront être pris en charge par le canton de Vaud et les communes si le projet de 4e révision de la LACI, tel qu’il figure dans le Message du Conseil fédéral du 3 septembre 2008, est adopté ? Respectivement si les modifications adoptées par le Conseil National dans sa session de décembre 2009 le sont ?

• Quelles sont les conséquences en particulier pour le dispositif d’aide sociale existant dans le canton ?

•Le canton de Vaud est-il disposé, le cas échéant avec d’autres cantons, à s’engager dans la campagne référendaire qui s’annonce contre cette révision ? »

Jean-Michel Dolivo pour le groupe AGT

février 01 2010 | Vaud and Grand Conseil and Travail | aucun commentaire »

Suivant »