
Café politique avec
Sébastien Guex
professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Lausanne
Jeudi 25 mars, 20 h 15
Maison du Peuple (Salle Jean-Villard Gilles)
5 place Chauderon Lausanne
La place financière suisse fait face à une offensive généralisée contre son secret bancaire. Le Conseil fédéral a été contraint de renoncer à la distinction entre fraude et soustraction fiscales : est-ce à dire que les jours du secret bancaire sont comptés ? Quel stratégie le gouvernement helvétique et les banques mettent-ils en œuvre pour le défendre ? Quelles peuvent être les conséquences d’un affaiblissement du secret bancaire, voire de sa suppression ? S’agirait-il vraiment, comme le prétendent les milieux dirigeants et les médias, d’une catastrophe pour le pays tout entier ?
8 mars 2010 | Economie / Berne / international | Aucun commentaire »

La Municipalité lausannoise a rendu public, fin février 2010, un Rapport-préavis à l’intention du législatif de la ville concluant à l’ouverture de l’accès à des places d’apprentissage dans l’administration communale pour des jeunes sans-papiers ayant terminé leur scolarité obligatoire à Lausanne. L’exécutif communal a notamment «souligné l’inégalité de traitement entre jeunes clandestins dès lors que le droit à la scolarisation post-obligatoire est accordée aux seuls jeunes suivant la voie gymnasiale et est refusée à ceux qui suivent la formation professionnelle en école à temps plein ou en apprentissage dual». Il relève que «du point de vue social, offrir un apprentissage à des jeunes renforce le acquis de l’éducation antérieure ainsi que l’intégration sociale (…) A un âge où le jugement moral est très important, le frein à la formation et le retour contraint à une vie recluse de la société pourraient être ressentis par les jeunes comme une pénalisation supplémentaire et une exclusion»
Un large soutien
Le Centre social protestant (CSP-Vaud), le Collectif vaudois de soutien aux sans-papiers (CVSSP), l’Entraide Protestante Suisse (EPER) et le Syndicat des services publics (enseignement) ont soutenu fermement la décision de la Municipalité, rappelant que des milliers d’enfants scolarisés en Suisse quittent chaque année les bancs de l’école sans aucune perspective professionnelle. La Suisse a pourtant ratifié, en 1997, la Convention internationale des droits de l’enfant de l’ONU qui, à son article 28, garantit le droit à la formation. Or, l’absence de permis de séjour constitue un handicap insurmontable au moment de commencer une formation comme apprenti ou apprentie. En novembre 2009, le Grand Conseil vaudois avait accepté une initiative cantonale à l’intention de l’Assemblée fédérale (voir «solidaritéS» nº 159), déposée par les députés Serge Melly, radical, et Jean-Michel Dolivo, AGT (POP – solidaritéS), demandant l’accès à la formation professionnelle pour les jeunes sans statut légal. Le Grand Conseil du canton de Bâle-ville ainsi que le Conseil municipal de Zurich viennent d’accepter une initiative identique. Des initiatives cantonales, motions, postulats ou interpellations semblables, et en attente de traitement, ont également été déposées dans les Grands Conseils de Genève, Lucerne, Valais, Berne, Zurich, Jura, Soleure, Neuchâtel et Bâle-campagne, ainsi qu’au Conseil communal de la ville de Berne. Des motions sont également en discussion aux Chambres fédérales. Pour rappel, plusieurs associations et syndicats mènent une campagne nationale intitulée «Aucun enfant n’est illégal» pour sensibiliser le public sur la situation des enfants sans autorisation de séjour en Suisse. La campagne revendique, entre autres, le droit à la formation post-obligatoire et la régularisation facilitée des enfants et de leur famille. Un manifeste circule jusqu’à fin avril 2010.
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3 mars 2010 | Berne / Vaud / Lausanne / Grand Conseil / Travail / antiracisme | Aucun commentaire »
L’effondrement des Bourses les 4 et 5 février derniers a montré que la crise entrait dans une nouvelle phase.
L’automne 2008 avait vu le paroxysme de la crise financière et, dans la foulée, sa transmission à l’économie réelle. Cependant, après une chute phénoménale en 2009 du PIB américain de – 2,4% (sans véritable précédent depuis la grande crise), on avait cru pouvoir noter un redressement, vite baptisé « sortie de crise ». Illusion : l’économie mondiale était en état de lévitation, touchant à peine le sol, portée à bouts de bras par un soutien public d’une extraordinaire ampleur. Laissant filer les déficits, se portant au secours des banques, mettant en œuvre des plans de soutien, les déficits publics ont atteint d’incroyables niveaux : 10 % du PIB aux Etats-Unis, 8% en France, plus de 12% au Royaume-Uni. Du coup, l’endettement public a crevé tous les plafonds, atteignant 85% du PIB aux Etats-Unis ou 76% en France.
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15 février 2010 | Economie / international / Travail | Aucun commentaire »
10% de baisse des rentes du deuxième pilier
Pour servir les intérêts exclusifs des assureurs privés, le Conseil fédéral et le parlement, ont décidé de réduire de 10% les rentes du deuxième pilier. Pour ce faire, ils projettent de faire passer le taux de conversion qui permet de calculer le montant des rentes de 6,8% à 6,4%.
Des retraites qui ne permettent plus de vivre décemment
Cette décision est inacceptable car elle va aggraver les conditions de vie des retraité-e-s, en particulier des moins bien lotis d’entre eux. Prenons une personne qui aurait accumulé un – petit – capital vieillesse de 300 000 francs. En 2005, avec un taux de conversion de 7,2 %, elle aurait touché une rente mensuelle de 1800 francs ; en 2014, avec la première baisse du taux de conversion déjà adoptée, elle touchera 1700 francs par mois. Et avec la modification proposée de 6,4 %, elle ne touchera plus que 1′600 francs. La perte totale représente 200 francs de rente mensuelle en moins. La baisse des rentes du deuxième pilier est également inacceptable pour l’ensemble des salariés qui cotisent toujours autant, mais qui recevront toujours moins. Ainsi, une femme de 50 ans qui gagne aujourd’hui 5800 francs perdrait après sa retraite 35′300 francs. Mais les jeunes salarié-es sont également durement touchés: une femme de 26 ans qui gagne aujourd’hui 5000 francs perdrait 61′300 francs sur sa future retraite ! lire la suite »
9 février 2010 | Economie / Berne / Travail | Aucun commentaire »
Après avoir rappelé que la révision de la Loi sur l’assurance-chômage (LACI) prévoyait une série de réductions des prestations, Jean-Michel Dolivo, au nom d’A Gauche toute ! (POP-solidaritéS) a interpellé le gouvernement vaudois sur les charges supplémentaires qui en découleront pour le canton.
« Lors de sa session de décembre 2009, le Conseil national a durci encore le projet de 4e révision de l’assurance-chômage. Une majorité parlementaire a décidé que les chômeurs de moins de 30 ans sans obligation familiale n’auront droit qu’à 260 indemnités journalières (400 aujourd’hui), les chômeurs de moins de 25 ans n’auront droit qu’à 130 indemnités et les personnes de moins de 30 ans pourront se voir imposer n’importe quel travail. Le délai d’attente passera de 120 jours à 260 jours pour les personnes qui viennent d’achever leur formation. Un transfert de charges vers les parents et l’aide sociale !
Or, selon les données de l’Office fédéral des statistiques (OFS), 28 % des étudiants sont encore sans emploi 20 mois après l’obtention de leur diplôme (OFS, Taux d’entrée dans la vie professionnelle HEU). Une mesure qui va aggraver la précarité des étudiants, une fois leurs études terminées, et dévaloriser nombre de diplômés en les obligeant à accepter un emploi pour lequel ils sont surqualifiés. Les chômeurs de longue durée verront le montant de leur indemnité baisser de 5 % après 260 jours d’indemnisation puis de 5 % encore après 330 jours d’indemnisation.
Une étude réalisée en 2009 par la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) met en évidence le fait que les mesures prévues par la 4e révision de la LACI « peuvent par exemple aboutir à ce qu’une partie des demandeurs d’emploi soient exclus plus tôt de l’assurance-chômage; ils devront donc entamer plus rapidement leur patrimoine privé avant de recourir, plus tôt et pour une part, à l’aide sociale; les réductions des prestations sont également susceptibles de créer davantage de chômeurs qui, de surcroît, auront besoin de versements de l’aide sociale. Par ailleurs, en comparaison du statut de « chômeur », le fait de dépendre de l’aide sociale stigmatise davantage, ce qui a souvent des incidences négatives sur la santé des bénéficiaires de l’assistance, sur leurs chances de s’imposer sur le marché du travail ainsi que sur leur acceptation et intégration sociales ». Cette étude montre que les cantons et les communes seront confrontés à « des charges supplémentaires notables, l’essentiel de celles-ci prenant la forme d’une hausse des coûts de l’aide sociale ». L’estimation des charges supplémentaires frappant ces collectivités publiques est, selon l’étude, de 137 à 236 millions de francs par an.
• Quels sont les coûts supplémentaires qui devront être pris en charge par le canton de Vaud et les communes si le projet de 4e révision de la LACI, tel qu’il figure dans le Message du Conseil fédéral du 3 septembre 2008, est adopté ? Respectivement si les modifications adoptées par le Conseil National dans sa session de décembre 2009 le sont ?
• Quelles sont les conséquences en particulier pour le dispositif d’aide sociale existant dans le canton ?
•Le canton de Vaud est-il disposé, le cas échéant avec d’autres cantons, à s’engager dans la campagne référendaire qui s’annonce contre cette révision ? »
Jean-Michel Dolivo pour le groupe AGT
1 février 2010 | Vaud / Grand Conseil / Travail | Aucun commentaire »
solidaritéS soutient le référendum! Signez, faites signer ce référendum et renvoyez les signatures!
«Les autorités cantonales veulent restreindre l’accès des locataires au Tribunal des baux en supprimant la gratuité de
sa procédure. C’est inadmissible pour les locataires. En effet, un locataire qui devrait avancer des frais pourrait renoncer à défendre ses droits. Les frais de justice seraient dissuasifs pour beaucoup de locataires et créeraient de fait une justice à deux vitesses. La justice doit être accessible à tous dans un domaine aussi vital que le logement. Signez, faites signer ce référendum et renvoyez-nous les signatures la liste de signatures par retour de courrier, mais au plus tard le 15 février 2010. Chaque signature compte.»
Cliquez ici pour télécharger la la liste de signatures (NB: Veuillez imprimer la liste de signatures recto-verso afin de pouvoir être renvoyée.)
24 janvier 2010 | Economie / Vaud / Grand Conseil | Aucun commentaire »
Remise à la Chancellerie le mardi 18 janvier 2010 à Lausanne de l’initiative Pour les droits politiques des étrangers et étrangères sur le plan cantonal munie de 14133 signatures. (photos: François Graf)


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18 janvier 2010 | Vaud / Lausanne / Images et paroles / antiracisme | Aucun commentaire »

Alors que le gouvernement vaudois reconnaît qu’une grave pénurie de logement frappe le canton, il supprime dans le même temps la gratuité du Tribunal des baux dont le recours est pourtant plus que jamais nécessaire aux locataires en période de crise du logement.
Les quelque 70% de locataires vaudois sont confrontés à une situation très difficile qui va s’aggravant notamment en raison de l’augmentation démographique (16′000 habitants en plus dans le canton en 2008). Le taux de vacance (pourcentage de logement libre) est en effet descendu à 0,4% dans le canton en 2009 (contre 0,5% en 2008), alors que le marché de l’immobilier est dit en situation de pénurie lorsque ce taux passe en dessous de 1,5% déjà. Dans certains districts et agglomérations, le taux de vacance atteint même des niveaux jamais vus : 0,3% à Morges, Nyon ou La Vallée, 0,2% dans l’Ouest lausannois et dans le district de Lavaux-Oron et, pire que tout, moins de 0,1% à Lausanne ; preuve que le bilan d’une municipalité « de gauche » en matière de logement, pourtant au pouvoir depuis 20 ans et malgré les effets d’annonce liés au projet Métamorphose, demeure très insuffisant. Une telle situation de pénurie nuit avant tout aux personnes précaires et au revenu les plus faibles (chômeurs, jeunes en formation, travailleurs pauvres, etc.) dont les dossiers sont directement mis à la poubelle par les gérances. Ainsi, à la rentrée 2008, un certain nombre d’étudiants ont dû s’exmatriculer de l’université de Lausanne faute de logement (Le Temps, 27.08.2009)
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18 janvier 2010 | Vaud / Lausanne / Grand Conseil | Aucun commentaire »
Un tremblement de terre de la magnitude de celui qui a ravagé Haïti aurait provoqué d’énormes dommages à n’importe quelle grande ville du monde, mais ce n’est pas un hasard si la majeure partie de Port-au-Prince ressemble désormais à une zone de guerre. La meilleure manière de comprendre les ravages du dernier désastre en date à frapper Haïti consiste à l’interpréter comme une nouvelle conséquence d’une série d’agissements résolument humains qui s’inscrit dans une longue et horrible séquence historique.
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15 janvier 2010 | international | Aucun commentaire »
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