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Licenciement antisyndical chez Manor! PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 03 Mars 2009 11:48

solidaritéS soutient et relaie l'appel à une campagne lancée par UNIA contre ce licenciement antisyndical!

Manor Genève a licencié la déléguée syndicale et présidente régionale du syndicat Unia!

1) Des piquets de dénonciation du licenciement antisyndical ont lieu tous les jours de la semaine de 11h30 à 14h00 devant les entrées du Grand Magasin de Genève (rues Rousseau, Cornavin, Grenus et Coutance). Toute participation est la bienvenue.
 
2) Un comité de soutien large sera constitué ce jeudi, comprenant des organisations syndicales et politiques intéressées ainsi que des personnes solidaires. Rendez-vous ce jeudi 5 mars à 18h30 dans les locaux d’Unia Genève (5, Chemin Surinam). Pour toute information concernant le « comité de soutien pour la défense des droits syndicaux », adressez-vous à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
 
3) Une pétition pour l'annulation du licenciement de la déléguée syndicale est disponible sur http://geneve.unia.ch
 
4) Un blog sur les pratiques antisyndicales de Manor et le quotidien des vendeuses est aussi en ligne (http://manorabuse.blogspot.com/)
 
5) D’autres actions suivront, informez-vous sur www.unia.ch
 

Une déléguée syndicale de Manor licenciée !

Le motif évoqué dans la lettre de licenciement adressée à Marisa Pralong: le fait que cette vendeuse se soit exprimée dans la Tribune de Genève, au nom de ses collègues du commerce de détail genevois, sur les conditions de travail du personnel de vente durant les fêtes de fin d'année.

 

Manor estime que le fait qu'une vendeuse témoigne de ses conditions de travail dans la presse ne tient ni de la liberté d'expression, ni de la liberté syndicale, mais d'un manque de loyauté devant être sanctionné par un licenciement!

 

Dans la lettre cela donne ceci: "La Tribune de Genève s'est faite l'écho, dans son édition des 24-25-26 décembre 2008, de vos déclarations fournies par-devant des collègues. [...] Vous avez ainsi porté atteinte à la considération de Manor de manière largement reconnaissable par des propos que nous contestons vigoureusement en ce qui nous concerne. Nous considérons que vous avez manqué de loyauté à notre égard et que notre lien de confiance est rompu."

 
Qu'importe les droits du personnel, la règle à Manor c'est: silence, on exploite!

Manor a de l'argent, mais pas pour ses employés!

Manor, l'entreprise aux mains des familles multimilliardaires Maus et Nordmann (via la holding des Frères Maus qui contrôle aussi Athleticum, Jumbo, Fly,...), a réalisé en 2008 un chiffre d'affaire de près de 3 milliards de francs, en hausse  de 3.2% par rapport à 2007. Malgré ces excellents résultats et malgré les dorures philanthropiques dont se pare l'entreprise en participant activement au réseau Philias (www.philias.org) en faveur d'une "responsabilité sociale des entreprises", Manor est une entreprise qui piétine les droits de ses employés! Manor a bloqué les négociations quant à une augmentation des salaires minimaux pour 2009, ne respecte pas les temps de pause ni le droit aux vacances de son personnel.
 

Un licenciement antisyndical

Pire, l'entreprise, ne tolérant aucune forme d'activité syndicale, a licencié à la mi-février la déléguée syndicale de l'entreprise. Ce licenciement intervient au moment où, avec ses collègues, cette vendeuse dénonçait des pratiques de l'entreprise contraires aux conventions collectives de la vente et demandait l'instauration d'une commission du personnel.

Dans les motifs du licenciement, écrit noir sur blanc, le fait que cette vendeuse, par ailleurs présidente de la région Genève du syndicat Unia, ait osé exprimer dans les colonnes de la Tribune de Genève du 24 décembre dernier l'opinion de ses collègues quant aux nocturnes de fin d'année et au travail du dimanche! (voir l'article en ligne) Par ce licenciement, Manor refuse à son personnel le droit à l'exercice de ses libertés fondamentales, à savoir la liberté syndicale et la liberté d'expression.
 
Les vendeuses et vendeurs ont des droits et il importe de le faire savoir, toutes et tous ensemble, en solidarité avec la déléguées syndicale licenciée.
Les droits syndicaux doivent s'appliquer partout, y compris chez le numéro trois de la grande distribution en Suisse!
Pour la réintégration de la déléguée syndicale licenciée abusivement!
 
Unia Genève
Photo:
Olivier Vogelsang / Tribune de Genève

 
 
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