 Les urnes sont à peine dépouillées des 57,5% de voix dont les a bourrées le racisme des uns, l’indifférence, la lâcheté ou la complaisance des autres.
Et Christophe Darbellay, déjà, en rajoute une couche!
«Je n'imagine pas que dans ce pays, pour chaque religion, chaque secte ou confession, on fasse un cimetière séparé dans chaque village. Cela ne serait plus gérable (…) Quand on vit dans un pays, il faut s'adapter à ses règles, sinon, on n'a rien à y faire. Il n'y a pas de concessions à faire sur l'école. Ne pas appliquer cette égalité, c'est ce qui rend les gens fous, et qui explique en partie le vote de dimanche»
Sur les marges de la vie politique française Le Pen a gueulé de tels propos pendant plus de vingt ans. Dans ce pays, Sarkozy salue aujourd’hui un succès islamophobe: «les Suisses ne veulent pas que leur pays change, qu'il soit dénaturé. Ils veulent garder leur identité».
En juin 1893, le petit parti antisémite allemand obtenait 3,5% des voix et 16 sièges. Et le 20 août 1893 les citoyens suisses adoptaient à une majorité de 60% une initiative antisémite, la première initiative à avoir été votée en Suisse. L’ascension en 1897 du chrétien social autrichien Karl Lueger à la mairie de Vienne allait lui permettre d’y déployer son antisémitisme. On rappelle qu’il sera le mentor d’un certain Adolf Hitler.
Vous voyez le rapport?
«Racisme? Stop!» Il est encore temps, en Suisse, en France, que chaque citoyenne, chaque citoyen responsable interpelle son parti et demande des comptes à toutes celles et à tous ceux qui n’ont pas su ou qui n’ont pas eu la volonté de mettre un terme à la dérive raciste! Karl Grünberg ACOR SOS Racisme |