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Mercredi, 02 Décembre 2009 13:06 |
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Communiqué de presse du 29 novembre 2009 solidaritéS a appelé à la manifestation internationale contre la Conférence ministérielle de l’OMC, du samedi 28 novembre à Genève. Cette manifestation était légitime et indispensable pour dénoncer les responsabilités écrasantes de cette organisation par rapport à la crise économique, sociale et écologique qui affecte les peuples de la planète, en particulier les plus pauvres. Le rendez-vous de protestation de samedi dénonçait ainsi la volonté de l’OMC de renforcer encore la marchandisation des biens et services essentiels à la vie, notamment l’agriculture, ceci à un moment où plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim.
Face à cette violence intolérable de l’ordre international, il était décisif que les représentant-e-s des nombreuses organisations populaires, paysannes, syndicales, venues à Genève du monde entier puissent faire entendre leur voix devant le siège de l’OMC. C’était l’objectif clairement mis en avant par la quarantaine d’organisations qui ont appelé à cette manifestation, appel auquel ont répondu quelque 5000 personnes. Or cette manifestation a été cassée; elle n’a pas pu atteindre l’OMC et servir de tribune à ceux et celles qui devaient pouvoir s’y exprimer; elle a été dissoute au tiers de son parcours.
Les vitrines et les voitures endommagées samedi, en contradiction flagrante avec les consignes des organisateurs, seront réparées dans les jours qui viennent, mais les militant-e-s et les citoyen-ne-s qui ont été privés de leur droit de manifester ont perdu irréparablement une occasion de se faire entendre. C’est pourquoi nous rejetons les moyens d’action de ceux qui ont entrepris cette casse indiscriminée, au mépris de la volonté de l’écrasante majorité des manifestant-e-s.
Il est essentiel de défendre le droit de manifester. Cela réclame un débat sérieux de la part de l’ensemble des altermondialistes pour s’opposer à l’avenir à une telle prise en otage du mouvement. Mais cela réclame aussi une condamnation sans réserve de l’attitude de la police, qui n’a pas cherché à arrêter la casse pendant la première partie de la manifestation, mais qui a par la suite réprimé violemment de nombreux manifestant-e-s pacifiques, en particulier des jeunes, dont le seul tort était de protester contre l’OMC.
Pour solidaritéS-GE: Jean BATOU • Pierre VANEK
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