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NON à la fermeture des frontières!

Pourquoi voter NON?

Cette initiative exclusivement conforme aux intérêts d'un secteur du patronat et de la bourgeoisie s'oppose frontalement à ceux des travailleur-euse-s salarié-e-s suisses et immigré-e-s. Petit tour des raisons de rejeter ce projet néfaste de l'UDC...

1) Refuser une mise en cause des quelques droits reconnus aux ressortissant-e-s des pays de l'UE en matière de séjour, de regroupement familial et d'accès aux prestations sociales.L'initiative instaure de nouvelles discriminations (réintroduction de statuts comparables à l'ancien statut du saisonnier) contraire au principe de l'égalité des droits ancrés dans la Constitution et dans une partie de législation. La réduction des droits d'une partie de la population a pour corollaire de renforcer le pouvoir des patrons, des promoteurs immobiliers et de la police.

2) L'acceptation de l'initiative UDC renforcerait encore le projet de mise en place d'un régime autoritaire niant la plupart des droits fondamentaux, en particulier le principe de l'égalité et de l'interdiction des discrimination entre humains considérés comme égaux entre eux (ce chemin a été notamment ouvert par l'acceptation de l'initiative islamophobe du l'UDC et celle sur l'expulsions des criminels étrangers).

3) L'initiative de l'UDC ne s'oppose pas à la sous-enchère salariale. En effet, fixation de contingents annuels correspond aux intérêts des milieux patronaux qui veulent pouvoir disposer d'une main d'oeuvre bon marché non protégée contre la fixation unilatérale de bas salaire par les employeurs.

4) Le critère de la préférence nationale «priorité aux travailleurs/-euses ayant un passeport suisses» s'appliquera aussi vis-à-vis des travailleurs immigrés déjà en Suisse et disposant d'un permis d'établissement. Selon cette logique, les employeurs pourraient demander une augmentation des contingents même s'ils trouvent encore de la main-d'œuvre en Suisse et donc obtenir des contingents permettant d'accentuer la concurrence sur le « marché du travail ».

5) Dire que les travailleur-euse-s étaient mieux protéger contre la sous-enchère salariale avant l'instauration de la libre circulation des personnes est une croyance démentie par la réalité historique. La fixation du salaire à l'engagement par l'Etat (montant du salaire mentionné sur le permis de travail) n'a jamais signifié que le niveau de ce salaire soit correct. De plus, le prétendu contrôle a priori n'a pas empêché les patrons de pratiquer des salaires réels inferieurs aux montants nominaux inscrits sur les permis de travail.

6) L'acceptation de l'initiative mettra fin aux mesures d'accompagnements liées aux accords passés entre la Suisse et l'UE sur la libre circulation des personnes sans qu'elles soient remplacées par des mesures protectrices plus efficaces, bien au contraire.Il est évident qu'une pression à la baisse sur les salaires existe dans les branches non protégées par des conventions collectives de travail prévoyant la fixation de salaires minimaux suffisants. Ces pressions ne seront pas supprimées pas l'instauration de contingents fixés en fonction des besoins des employeurs des branches les plus concernées (principalement, la restauration, l'hôtellerie, l'horticulture, l'agriculture et le commerce de détail).

7) Pour faire face à la sous enchère salariales, il conviendrait plutôt de renforcer lesdites mesures d'accompagnement, c'est à dire d'établir un droit du travail réellement protecteur. Toutes les organisations patronales et le bloc bourgeois (UDC, PDC, PLR, PBD) y sont farouchement opposés. Mais l'acceptation de l'initiative UDC rendrait ce combat encore plus difficile.

Des mesures de lutte pour faire face à la discrimination et la xénophobie dans le monde du travail sont possibles!

Les mesures prioritaires visant à contrôler a priori et a posteriori les salaires sont :

  • la fixation d'un salaire minimum légal à 4000.- (22.-/heure)
  • l'allègement des conditions de déclaration de la force obligatoire des conventions collective de travail 
  • l'augmentation du nombre d'inspecteur-trice-s chargés de contrôler l'application des CCT étendues et de la loi sur le travail

Les mesures prioritaires visant à réduire le pouvoir discrétionnaire des employeurs sur les conditions d'emplois sont :

  • l'interdiction des licenciements collectifs pour les entreprises qui réalisent des bénéfices;
  • l'interdiction du licenciement des déléguée-s-e syndicaux;
  • la protection contre la résiliation ordinaire du contrat de travail ;
  • la régularisation de tous les « sans-papiers » vivant et travaillant en Suisse.

S'engager sur ce programme de luttes est la seule alternative réaliste à la démagogie xénophobe et raciste de l'UDC. Pour qu'elles puissent être victorieuses, ces luttes doivent rassembler toutes et tous, indépendamment de la couleur de leur passeport. Le poison de la xénophobie et du racisme contribue en réalité à affaiblir les résistances possibles. Il ne sert qu'à ceux qui engrangent des profits dans la crise sociale et économique que nous vivons.

Pour toutes ces raisons, nous invitons les citoyen-ne-s de ce pays à rejeter cette initiative.

PYO

Genève

Vaud

Neuchâtel

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